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Jeu07242014

Last updateJeu, 24 Juil 2014 8am

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Réformes de la police kényane

La lenteur du rythme des réformes de la police keyanne inquiète le HRW - La lenteur du rythme des réformes dans la police et le manque de responsabilité dans les abus des forces de sécurité, y compris les exécutions sommaires, restent les principales préoccupations dans la situation des droits de l'homme au Kenya, a déclaré Human rights Watch (HRW), une organisation de défense des droits humains. Dans un rapport publié mercredi au Kenya, celui-ci  reproche à la police kenyanne des actes de tortures et de violations des droits humains, mais aussi l'échec du gouvernement à poursuivre les auteurs responsables des violences qui ont suivi les élections de 2007-2008. 


L'organisation a également cité l'attaque le 21 septembre du centre commercial Westgate de Nairobi, dans laquelle 67 personnes ont été tuées.

'La communauté des réfugiés somaliens a été de manière fréquente victime de discrimination et de représailles à la suite des attaques au Kenya, y compris des opérations brutales de police de novembre 2012 à janvier 2013 dans le voisinage du quartier Eastleig de Nairobi', déclare le HRW.

La communauté n'a pas rapporté des représailles à la suite de l'attaque du centre commercial Westgate, mais il y a eu des rapports d'arrestations arbitraires et d'extorsions de fonds menées par la police dans la zone d'Eastleigh de Nairobi en octobre et novembre.

Durant les cinq dernières années, la police a été responsable de centaines d'exécutions extrajudiciaires mais leurs auteurs n'ont pas été poursuivis à cause de la faiblesse des mécanismes de responsabilisation et d'une surveillance civile naissante.

Une enquête de la Commission nationale kenyanne des droits de l'homme a trouvé que la police a tué de manière illégale 120 personnes entre les mois de mai et d'août  2013 dans des circonstances qui pouvaient être évitées.

La police a également été impliquée dans des cas de tortures, de disparitions et à des homicides de terroristes présumés ou d'individus d'origine somalienne.

En août 2012, un imam musulman, Sheikh Aboud Rogo, sur qui les autorités kenyannes enquêtaient sur ses relations avec le réseau terroriste en Somalie, était abattu par des inconnus.

La police kenyanne a démenti les allégations selon lesquelles elle était responsable de la mort de Aboud Rogo.

En septembre 2013, une équipe spéciale de plusieurs agences nommée par le procureur de la république en 2012 pour enquêter sur l'assassinat de Aboud Rogo a déclaré dans son rapport qu'elle n'a pas les preuves irréfutables pour identifier les tueurs et a recommandé une investigation publique.

Aucun officier de police n'a été tenu pour responsable pour quelque crime que ce soit.

Le rapport mentionne également ce qu'il appelle un manque de responsabilité et les procès en cours pour violation des droits de l'homme à la Cour pénale internationale (CPI).

Le président Kenyatta, son adjoint Ruto et l'ancien journaliste de radio Joshua Arap Sang font face à des accusations de crimes contre l'humanité devant la CPI pour leurs prétendus rôles dans les violences post-électorales entre 2007 et 2008.

'Le kenya s'est engagé à continuer sa coopération avec la CPI, mais depuis les élections, le nouveau gouvernement a mené une campagne active au sein des Nations unies et de l'Union africaine pour que les procès soient abandonnés, différés ou référés à un mécanisme de justice locale', a déclaré le HRW.

En septembre, l'Assemblé nationale et le Sénat ont approuvé une motion faisant appel au gouvernement kenyan de se retirer du Statut de Rome, le traité qui fonde la CPI, que le Kenya a signé en 2005.

Le gouvernement n'a pris aucune mesure par apport à cette motion et aucun retrait dans le futur du statut de Rome n'affectera les procès en cours à la CPI.

Pana 25/01/2014