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Couverture médiatique de l'intervention militaire au Mali

Intervention militaire au Mali - La couverture médiatique de la guerre au Mali au centre d'une conférence de presse d'officiels nigériens et tchadiens à Niamey - Les ministres nigériens de la Communication et de la Défense nationale et le ministre tchadien de la Communication ont animé, lundi à Niamey, une conférence de presse relativement à la couverture médiatique de la guerre contre les groupes islamistes en cours au Mali, rapporte l’Agence nigérienne de presse (ANP).


Introduisant ce moment d’échanges avec des journalistes nigériens et tchadiens, le ministre nigérien de la Communication et des Nouvelles technologies de l’information, Salifou Labo Bouché, a d’abord rappelé que c’est du fait de leur destin commun que le Niger et le Tchad ont décidé de venir au secours du Mali dont l’intégrité territoriale est menacée par des terroristes et des narcotrafiquants de tous genres.

Ces deux pays ont déjà envoyé, dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali  (MISMA), sous conduite de l'Union africaine, des militaires sur le front (650 pour le Niger et 2000 pour le Tchad).

'Cette implication directe du Niger et du Tchad a suscité un intérêt particulier chez les populations des deux pays qui désirent être informées sur le déroulement des opérations et c’est donc pour donner suite à ces préoccupations', a expliqué le ministre nigérien de la Communication, que ces pays ont décidé d’envoyer des journalistes sur le terrain des combats.

Pour cela, a informé le ministre tchadien de la Communication, Hassan Sylla Bakari, 'le président de la République du Tchad entend dégager tous les moyens nécessaires pour une vraie information'.  'Le but est surtout de rendre la presse africaine actrice des événements qui se passent en Afrique afin que, sur le terrain de la guerre au Mali, des journalistes africains rendent compte des événements malgré les risques', a-t-il indiqué.

'L’important, a dit Hassan Sylla Bakari, c’est de permettre aux journalistes africains de pouvoir rapporter des images qui traitent aussi bien de l’apport aux forces maliennes que de l’aspect social des forces qui interviennent dans cette guerre'.

Pour cela, l’expérience tchadienne (40 années de guerre), servira à une meilleure couverture des événements 'pour que les Africains informent les Africains', selon Hassan Sylla Bakari.

Pour sa part, le ministre nigérien de la Défense nationale, Mahamadou Karidjo, a d’abord rappelé la situation au Sahel, marquée de trafics en tout genre et une montée des terroristes qui veulent faire de cette région un 'no man’s land'.

'Il n’y a donc aucune raison, a expliqué le ministre Karidjo, pour que le Niger ne puisse pas participer à cette guerre, lui qui partage une si longue frontière avec le Mali et dont la situation d’insécurité a plus des fortes chances de toucher le Niger plus que tout autre Etat', a-t-il ajouté.  

Le ministre nigérien de la Défense nationale a informé les journalistes que 'nos forces ont déjà franchi les frontières du Mali pour dénicher tous les nids de ces malfrats qui écument la région sahélienne', annonçant que des dispositions réglementaires sont prises pour permettre aux journalistes d’être sur le terrain.

Pana 29/01/2013