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Jeu04242014

Last updateJeu, 24 Avr 2014 6pm

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Croissance économique solide en Afrique

L'ONU indique que l'Afrique continuera à profiter d'une croissance économique solide - Les perspectives de croissance de l'économie africaine restent relativement solides et continuerons à augmenter, selon le rapport de l'ONU sur la situation et les perspectives de l'économie mondiale en 2014 (WESP) publié ce mardi. Le rapport a indiqué 'Après une estimation de croissance de 4% en 2013 telle que mesurée par le produit intérieur brut, il est projeté une croissance économique africaine en accélération jusqu'à 4,7% en 2014 et 5% en 2015'.


Il est prévu, a noté le rapport, que les perspectives de croissance en Afrique seront supportées par l'amélioration de l'économie mondiale, l'environnement des affaires régionales, les prix des matières premières relativement élevés, l'allègement des contraintes liées aux infrastructures mais aussi par l'augmentation des liens de commerce et d'investissements avec les économies des pays émergents.

'D'autres facteurs importants pour les perspectives de croissance à moyen terme de l'Afrique comprennent l'augmentation de la demande intérieure surtout venant de la classe de nouveaux consommateurs, qui augmente de plus en plus, associée à l'urbanisation, à l'élévation des revenus et à la promotion de la bonne gouvernance dans la gestion des affaires économiques', indiqué le rapport.

Il a aussi révélé que les autres indicateurs économiques varient. Il est prévu une inflation en baisse sensible à travers l'Afrique d'une moyenne de 08 % en 2013 à 7,8 % en 2014.

Il a aussi indiqué que la moyenne du déficit budgétaire de l'Afrique a augmenté de 1,35 % en 2012 à 1,80 % du PIB en 2013.

'Il est prévu une baisse sensible du déficit global du compte courant de l'Afrique qui passe de 1,8 % du PIB en 2013 à 1,7 % en 2014', a-t- il ajouté.

Le rapport a indiqué qu'il est prévu que la croissance en Afrique de l'Est augmente de 6 % en 2013 à 6,4 % en 2014.

Il a noté que la croissance du PIB en Afrique de l'Est bénéficiera de plusieurs facteurs positifs comprenant une augmentation des dépenses de consommation au Kenya, une augmentation de la consommation et des investissements dans le secteur du gaz naturel en Tanzanie et de l'augmentation des activités dans les secteurs de la construction, des transports, des télécommunications, des services financiers et de l'exploration dans l'industrie pétrolière en plein essor en Ouganda.

Il a aussi indiqué que l'amélioration de la croissance du secteur de l'agriculture et des services, fer de lance des performances d'un marché du gros et du secteur du commerce de détails en Ethiopie, renforceront la croissance économique de la région.

'En Ethiopie, la croissance du PIB était de 6,9 % en 2013 et est prévue à 6,5 % en 2014 avec une légère montée de l'inflation prévue l'année prochaine à 9,5 % alors qu'elle était à 9,1 % en 2013', note le rapport.

Dans le sud de l'Afrique, il est prévu une augmentation de la croissance qui passera de 3,6 % en 2013 à 4,2 % en 2014.

Les perspectives de croissance dans le sud de l'Afrique s'amélioreront en grande partie à cause des prévisions d'augmentation du taux de croissance de l'Afrique du Sud qui passera de 2,7 % en 2013 à 3,3 % en 2014.

Les autres notent une baisse des troubles du marché du travail, avec une hausse des investissements et une hausse de la production des minerais.

Le sud de l'Afrique va probablement attirer un nombre croissant d'investisseurs étrangers à cause d'énormes gisements de charbon et des découvertes de gaz au large du Mozambique.

'En même temps, l'augmentation de la production pétrolière en Angola, la hausse des investissements dans le secteur du cuivre en Zambie et l'exploitation des mines d'uranium en Namibie renforceront la croissance économique de la région', souligne le rapport.

Il a cependant noté qu'en Afrique du Nord, l'instabilité politique et les perturbations dans la production pétrolière continuent à affaiblir les perspectives de croissance surtout en Egypte, en Libye et en Tunisie.

Il a indiqué que, subordonnée à un éventuel retour à une certaine stabilité, il est prévu une croissance en Afrique du Nord qui passera de 2,3 % en 2013 à 3,3 % en 2014.

Malgré une image positive de la croissance, la question de l'emploi reste un problème majeur dans les pays de l'Afrique du Nord avec un taux élevé de chômage des jeunes qui continue à contribuer à la pression sociale.

'De larges disparités de genre dans l'emploi et les revenus sont aussi des questions cruciaux au moment où le taux de chômage des femmes est au moins deux fois supérieur à celui des hommes dans des pays comme l'Algérie et l'Egypte', indique le rapport.

En Afrique de l'Ouest, le rapport note qu'il est prévu une hausse de la croissance dans la région passant de 6,7 % en 2013 à 6,9 % en 2014.

L'Afrique de l'Ouest continuera à attirer les investisseurs dans le secteur des hydrocarbures et des minerais, source majeure de la croissance dans la sous-région, surtout dans les pays comme le Burkina Faso, le Ghana, la Guinée, le Liberia, le Niger, le Nigeria et la Siérra Léone.

Dans le centre du continent, il a noté qu'il est prévu une accélération de la croissance dans la région en 2014 de 4,8 % après une baisse en 2013 à 4,2 % à cause principalement de l'instabilité politique et de la violence en République centrafricaine, du ralentissement de la production pétrolière au Congo et en Guinée Equatoriale mais aussi de la réduction des exportations de pétrole au Gabon.

Le rapport a cependant noté que la récente croissance de l'Afrique est lourdement tirée par la production et l'exportation de matières premières mais reste largement en dessous des potentialités du continent.

La croissance ne réussit toujours pas à se traduire en création significative d'emplois et le besoin de développement économique et social à large base, pour réduire les taux élevé de pauvreté mais aussi des inégalités dans beaucoup de pays.

Le secteur informel est encore considérable et les opportunités sont limitées pour beaucoup de demandeurs d'emplois comme on le constate dans le taux élevé du chômage des jeunes et une large disparité de genre dans la distribution des richesses.

'La pression continue sur le marché du travail venant d'un flux régulier de nouveaux entrants à cause de la croissance de la population, ce qui démontre que même une solide hausse du taux du PIB n'a pas été suffisant pour effectuer des impacts mesurables', indique le rapport.

Il a ajouté que la non diversification économique à partir de la lourde dépendance sur les ressources d'extraction ou de l'agriculture est la raison clef du manque de dynamisme dans les exigences de création d'emplois.

Cependant, il a indiqué que la croissance continue dans d'autres secteurs tels que les télécommunications, les services financiers, les transports et la construction dans des pays comme le Ghana, le Kenya et le Nigeria où des changements se font sentir.

Malgré les prévisions de croissance solide, des risques collatéraux signifiants, à l'intérieur comme à l'extérieur et des incertitudes pourront faire dérailler le progrès de l'Afrique.

'Un ralentissement de l'économie mondiale pourrait avoir un impact négatif de grande portée dans les performances de l'Afrique. Des changements dans les prix des matières premières et les termes de l'échange sont aussi des risques majeurs auxquels l'Afrique fait face', ajoute le rapport.

Des troubles politiques, civiles et syndicales sont encore une grande menace aux activités économiques dans plusieurs pays africains tels que la République centrafricaine, le Congo, la RD Congo, l'Egypte, la Libye, le Mali, la Somalie, l'Afrique du Sud, le Soudan du Sud et la Tunisie.

'En outre, avec beaucoup de pays africain dépendant de l'agriculture, les chocs liés aux conditions météorologiques représentent des inconvénients à l'endroit de la croissance économique et des risques envers les prix des produits agricoles', lit-on dans le rapport.

Pana 24/01/2014