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Mer04162014

Last updateMer, 16 Avr 2014 1pm

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Opérations militaires en zones sud-ouest de Tripoli

Des affrontements entrecoupés entre des unités d’ex-rebelles agissant sous la direction de l'état-major de l'armée libyenne et des groupes composés de supposés partisans de l'ancien régime et  de hors-la-loi, se sont poursuivis ce mardi dans certaines zones au sud-ouest de Tripoli, notamment dans les zones de 'Awlad Issa' et d'al-Mamouria', ont annoncé des sources officielles.


Les belligérants utilisent dans ces affrontements différents types d'armes (légères et lourdes), ont précisé les mêmes sources soulignant que les groupes armés hors-la-loi ont suscité, durant plusieurs mois, la panique au sein des populations civiles en menant des braquages armés et des enlèvements pour ensuite demander des rançons.

Des tirs de mortiers et batteries mitrailleuses continuaient à être entendus jusqu'à mardi soir depuis la zone 'Janzoura' (banlieue ouest de Tripoli) distante d'environ 10 kilomètres du théâtre des opérations, alors que des ambulances faisaient mouvement vers les zones des affrontements.

Mais, aucune information n'était disponible sur le nombre de morts ou de blessés des deux cotés, même si des témoins ont annoncé plusieurs morts et blessés dans les rangs des supposés partisans de l'ancien régime et des hors-la-loi.

Une source de l'hôpital d'al-Zawiya (45 km à l'ouest de Tripoli) a confirmé que la structure sanitaire a reçu deux corps sans vie et trois blessés parmi les ex-rebelles.

Sur le même registre, le ministère de la Santé a demandé aux médecins de rejoindre, en urgence, leurs postes de travail, selon un communiqué lu à la télévision mardi soir qui précise à l'intention des médecins qu’ils doivent se rendre à l'hôpital le plus proche au cas où ils rencontreraient des difficultés pour rejoindre leurs postes.

Le ministère a aussi demandé aux médecins de l'hôpital central de Tripoli qui a été saccagé, lundi par des hors-la-loi de rejoindre immédiatement la division des secours au centre médical universitaire de Tripoli. Il a demandé aux médecins de prendre leur responsabilité.

Par ailleurs, le gouvernement libyen a démenti les rumeurs sur l'entrée de forces étrangères en Libye à travers les frontières sud-est du pays.

Il a affirmé, dans un communiqué publié sur son site internet, que ces rumeurs sont sans fondement, soulignant qu'elles sont véhiculées par des éléments qui 'cherchent à semer des troubles et d'inquiétudes parmi les populations'.

Il a rassuré les Libyens que la situation au niveau des frontières est normale et qu'aucune force n'est entrée en Libye.

Des sources militaires à Tripoli ont indiqué que 'des groupes armés fidèles à l'ancien régime ont volontairement semé des troubles dans plusieurs régions du pays', quelques jours avant la célébration du troisième anniversaire de la révolution du 17 février à l'origine de la chute du régime de Kadhafi.

Le Congrès national général (la plus haute autorité politique et législative de Libye) a placé l'armée libyenne en état d'alerte maximum et demandé le soutien des ex-rebelles qui font fait chuter, en 2011, le régime de Kadhafi d'agir sous l'autorité de l'état-major afin que la situation soit maitrisée.

Au même moment, l'armée de l'air libyenne a exécuté, pour le deuxième jour consécutif, des frappes contre les positions des hommes armés dans les zones proches de la ville de Sebha (capitale du sud).

La ville, rappelle-t-on, avait fait l'objet de bombardements anarchiques exécutés depuis les positions des homes armés, la semaine dernière.

Ces derniers avaient pu occuper, pendant des heures, la base militaire aérienne de 'Tamahanat' près de Sebha avant de prendre la fuite sous la pression de l'armée et les ex-rebelles de la ville où un calme total est de retour, selon des voyageurs contactés à Tripoli.

Pana 24/01/2014