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Nigeria : Aucune violation des droits humains

'Nos troupes ne violent pas les droits de l'homme dans leurs combats contre Boko Haram', selon l'armée nigériane - L'armée nigériane a rejeté jeudi les allégations de violations des droits de l'homme dans son combat contre les terroristes de Boko Haram, dans la partie Nord-Est du pays, les qualifiant de 'concoctions de l'occident pour présenter le Nigeria comme étant une nation qui ne peut pas résoudre ses contradictions internes ou qui ne peut pas bien faire les choses'.

La Haut Commissaire des Nations Unies pour les droits de l'homme, Navi Pillay, a déclaré lors de sa visite au Nigeria, la semaine dernière, que les violations des droits de l'homme par des forces nigérianes se passent dans le Nord-Est du pays.

Lançant un appel pour la transparence dans ces allégations, Pillay a indiqué : 'Beaucoup de personnes que j'ai rencontrées durant ma visite ont ouvertement reconnu que des violations des droits de l'homme ont été commises par les forces de sécurité et cela a servi à aliéner les communautés locales, et créer ainsi une terre fertile pour cultiver de nouveaux recrutements.

Le directeur des informations de défense, le major général, Chris Olukolade, a déclaré lors du forum de deux jours sur l'accès à l'information sur le continent africain à Abuja, que les reportages sur la violation des droits de l'homme par les troupes nigérianes, surtout ceux montrant des soldats tirant directement sur les civils, peuvent avoir été truqués.

Le forum a réuni l'ensemble des parties prenantes venant de la sous-région Ouest africaine et d'autres parties de l'Afrique pour partager des expériences sur l'accès à l'information et à la liberté de presse, identifier les défis à surmonter pour leur mise en place effective et trouver des moyens de les traiter ou de les atténuer.   

Sur 'la protection des informations sensibles sur la sécurité nationale à l'ère de la liberté de l'information', le général Olukolade a indiqué que contrairement à ces allégations, les membres suspects de Boko Haram arrêtés au cours des opérations sont toujours en détention, car l'armée respecte les droits de l'homme.

Selon Olukolade, ' si nous devions être émotionnels, personne ne sera en détention au vu des atrocités que Boko Haram a commises. Mais certains d'entre eux sont en détention et sont en train d'être nourris avec des fonds publics. La plupart d'entre eux sont mieux nourris que les innocents; cela parce que nous respectons les droits de l'homme'.

' Les rapports des Occidentaux sur les violations des droits de l'homme sont faits pour nous présenter comme étant incapables de faire les choses correctement. Notre personnel a été formé pour ne pas violer les droits humains', a-t-il ajouté.

Sur les reportages des médias relatifs à la campagne de Boko Haram et sur l’accès à l'information, le général Olukade a déclaré que l'armée nigériane avait donné assez d'ouverture aux médias. 

Il a expliqué que, selon la loi anti-terroriste du Nigeria, c'est un crime pour quiconque d'avoir un contact avec des terroristes, alors que des reportages de presse indiquent que des journalistes sont en contact avec eux.

'Mais jusqu'au jour d'aujourd'hui,' a-t-il déclaré ,' nous n'avons ni arrêté, ni persécuté personne'.

Notant que les quartiers généraux de la défense nigériane ont organisé six visites de presse dans le fief de Boko Haram dans le Nord-Est pour permettre aux journalistes d’accéder à l'information de première main, le général Olukolade a regretté les reportages de presse sur des chiffres contradictoires sur le nombre de victimes et la 'manière sensationnelle de les rapporter'.

Il a, plus loin, expliqué les modalités pour communiquer des informations, indiquant 'qu'avant de donner une information, nous voulons nous assurer qu'elle est exacte, qu'elle est conforme à la sécurité, qu'elle ne met pas en péril nos équipements. Nous voulons nous assurer que vous êtes la personne indiquée pour manipuler l'information et nous voulons nous assurer qu'elle ne viole aucune politique'.

Pana 19/03/2014