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Bénin: Le Parti communiste fustige l’alerte du gouvernement relatif au plan d’enlèvement

Cotonou, Bénin - Le Parti communiste du Bénin (PCB) fustige le communiqué récent du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique relatif au plan d’enlèvement d’un syndicaliste par des politiciens pour en faire porter la responsabilité au gouvernement.

Dans une déclaration transmise ce lundi à la PANA, le PCB dénonce le communiqué du ministère de l’Intérieur faisant état 'des informations que certains hommes politiques et syndicalistes préméditent, préparent et planifient en ce moment l’enlèvement d’un syndicaliste » dans le but de faire porter la responsabilité de ce kidnapping au gouvernement, provoquer l’insécurité et le mécontentement populaire propices à l’implosion sociale. Pour le PCB, « il y a lieu de se demander les raisons d’un communiqué à l’opinion publique au sujet d’un projet de kidnapping d’un syndicaliste ».

'Pourquoi le gouvernement et particulièrement, le ministère de l’Intérieur et celui de la Défense, déjà informés du projet de kidnapping et qui disposent des services adéquats (Police, Gendarmerie, renseignements) ne poursuivent-ils pas, dans la discrétion, les actions jusqu’à mettre en déroute les auteurs présumés d'un tel projet d’enlèvement? », se demande le parti.

Les communistes y voient une manœuvre pour discréditer les 'hommes politiques et syndicalistes' en général et pire, à leur faire peur en les  accusant   de préparer l’enlèvement d’un syndicaliste, ou semer la peur au sein des travailleurs, afin de se donner les raisons de procéder à nouveau et à davantage de confiscation des libertés publiques.

Pour le PCB, le gouvernement voudrait peut-être commanditer des actes de terreur contre des responsables syndicaux et politiques, à mettre au compte de présumés terroristes.

Pour les signataires du communiqué, « en criant au terrorisme », le gouvernement veut justifier le refus de limogeage des violateurs des libertés, le préfet Placide Azandé et surtout le commissaire de Police Pierre Agossadou.

Les syndicalistes réclament, rappelle-t-on, le limogeage de ces deux cadres, respectivement préfet des départements de l’Atlantique et du Littoral et commissaire central de Cotonou. Ils les accusent d’être les instigateurs de la répression le 27 décembre dernier, d’une marche pacifique des centrales syndicales.

Le PCB met en garde le pouvoir  contre toute restriction supplémentaire des libertés publiques et contre toute nouvelle atteinte à la sécurité des citoyens.

Pana 17/03/2014