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Lun09222014

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Bénin: Yayi interpellé sur la crise socio-politique

Crise socio-politique au Bénin - La diaspora béninoise a interpellé le chef de l’Etat, Boni Yayi sur la crise socio-politique en cours dans son pays, depuis quelques mois, à travers une lettre ouverte à l’issue d’une rencontre à Paris.

Selon cette missive dont la PANA a reçu copie, ce dimanche, la diaspora béninoise déclare: «la situation socio-politique du Bénin marquée par une tension sociale très forte nous amène, nous membres de la diaspora, à vous écrire ».

La paralysie génératrice de pertes économiques pour l’État, de mise en danger de la vie des populations, de blocage de la scolarité dans tous les Ordres d’enseignement, avec le risque d’une année blanche qui menace les écoliers, collégiens, lycéens et étudiants, sont entre autre  éléments de la crise socio-politique dénoncés par la diaspora béninoise.

Pour ces Béninois qui vivent hors de leur pays d’origine, certaines affaires au sommet prennent une dimension internationale qui rejaillit de façon affligeante sur l’image du pays et  ce palmarès affligeant est source de frustration, d’inquiétude et de mécontentement au niveau des populations, des organisations syndicales, de la Société civile et des travailleurs.

Dans ce contexte, les formes d’expression démocratique consacrées sont les seuls moyens pour le peuple de se faire entendre, mais déplorent-ils, «il n’est un secret pour personne que la parole au Bénin depuis 2006 n’a plus la liberté qu’elle avait jadis. Les médias d’État rendent difficile l’expression des voix discordantes avec celle de votre régime».

«Ce n’est pas vous faire injure que de dire que l’ORTB, l’Office national de radiodiffusion et télévision du Bénin est devenu une agence de publicité de votre régime, un cirque émotionnel de bas étage, qui ne donne la parole à longueur de journée qu’à vous seul et à vos amis politiques, pendant que l’opposition, la pensée et la diversité y sont quasi-inexistantes », déplorent-ils.

Pour les signataires de la lettre, l’origine des grèves qui se sont généralisées, depuis quelques semaines, vient de la mise en cause des libertés fondamentales.

Ils dénoncent aussi le discours tenu le 28 février dernier par le chef de l’Etat. « Ce discours n’a pas brillé par sa volonté d’ouverture sincère et de dialogue. Puisqu’à maintes reprises, vous avez qualifié les grèves d’illégales et de politiques », déplorent-ils.

Depuis le 7 janvier dernier, rappelle-t-on, l’administration publique béninoise est paralysée par un mouvement de débrayage de 72 heures par semaine, suite à la répression le 27 décembre dernier, d’une marche pacifique des centrales syndicales pour exiger la préservation des libertés fondamentales.

Suite à cette répression, les centrales syndicales ont lancé un mouvement de grève générale de 72 heures par semaine, pour exiger le limogeage du commissaire de la ville de Cotonou et du préfet de l’Atlantique et du Littoral.

Les six séances de négociation entre centrales syndicales et médiateurs du gouvernement n’ont pas pu dénouer la crise, pas plus que la rencontre, cette semaine, du chef de l’Etat qui a présenté les excuses de la République aux syndicalistes.

De cette ultime rencontre, il ressort que les ponctions opérées sur salaires pour fait de grève en 2013 seront restituées en tenant compte du respect du cadre macro-économique retenu avec la mission du FMI lors de la dernière revue.

Les centrales syndicales ont demandé à se référer à leur base pour toute décision à prendre concernant la levée des motions de grève.

Pana 17/03/2014