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Mali: Journée sans presse contre l'arrestation d'un journaliste

Les médias maliens décrètent une journée sans presse pour protester contre l'arrestation d'un journaliste - La presse malienne a engagé mardi une journée sans presse dans le cadre de la mobilisation pour la libération du directeur de publication du quotidien privé 'Le Républicain', Boukari Daou, arrêté mercredi dernier par la Sécurité d’Etat et gardé depuis cette date dans les locaux de cette structure, a constaté la PANA.


Dans une déclaration publiée mardi, le Groupement patronal de la presse, l’Association des éditeurs de presse et l’Union des radios et télévisions libres du Mali déclarent que: 'pour ne pas envenimer la situation, les associations professionnelles ont privilégié la médiation'.

Selon la déclaration, les trois associations ont rencontré aussi bien le ministre de la Communication que le Premier ministre qui, chacun, a promis de s'investir pour la libération rapide du journaliste.

Cependant, poursuit la déclaration, après trois jours de mise sous surveillance policière du siège du journal et les tentatives d’arrestation d’autres membres de la rédaction du journal, les associations professionnelles en appellent à la sagesse et au sens élevé de l’Etat chez ceux qui se transforment en ennemis de la presse.

'Nous ne voudrions pas que certains viennent faire en sorte qu’au plan international, notre pays soit encore mis au banc des pays liberticides. C’est pourquoi nous dénonçons les pratiques de la Sécurité d’Etat et nous nous réservons le droit d’entreprendre toutes actions si notre confrère n’est pas libéré', conclut la déclaration.

Le directeur de publication du quotidien privé 'Le Républicain' a été interpellé au siège de son journal mercredi dernier aux environs de 12h 50 par six hommes en civil armés et à bord d’un véhicule 4 X 4. Les raisons de cette interpellation sont vraisemblablement liées à la publication d'une contribution intitulée 'Lettre ouverte au capitaine Sanogo'. Dans cette lettre signée d’un certain 'Capitaine Touré', un groupe de militaires manifestaient sa désapprobation vis-à-vis du salaire et des indemnités dont bénéficie le président du Comité militaire de suivi de la réforme de l’armée, estimés à plus de 4 millions de FCFA par mois.

Pana 13/03/2013