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Mer04232014

Last updateMer, 23 Avr 2014 11am

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Al Hijra en quête d'adeptes au Kenya

Sécurité - Al Hijra, la cellule kényane du groupe terroriste somalien, Al Shabaab, considérée comme son relais avec les autres cellules d'Afrique de l'Est, tente de marquer de son empreinte l'extrémisme islamiste.


Ce groupe est accusé de préparer une campagne de terreur contre les Chrétiens dans ce pays.

Des membres de la cellule terroriste Al Hijra seraient en train d'orchestrer une campagne pour radicaliser la jeunesse et la pousser à s'opposer à ce qu'ils considèrent comme un mouvement contre l'islam à travers l'Afrique de l'Est. Le Groupe de contrôle de l'ONU de juillet 2013 a été le premier à rendre publique l'existence d'Al Hijra, dont le nom suggère l'opposition à l'extradition des présumés terroristes vers d'autres territoires, qui consiste à enlever des individus et à les livrer à un autre pays, sans suivre les procédures d'extradition établies.

Plusieurs suspects ont été arrêtés au Kenya et livrés à l'Ouganda pour être jugés pour l'attentat de Kampala en 2010. Il y a d'autres arrestations qui remontent à l'année 2007, dans le cadre de la traque de Fazul, alors commandant en chef d'Al Qaida pour l'Afrique de l'Est. Parmi les personnes arrêtées figurent des membres de la famille de Fazul.

D'autre part, le Groupe de contrôle de l'ONU a révélé un plan financé par le gouvernement américain pour mettre un terme aux activités d'Al Hijra, comme le meurtre de responsables religieux musulmans affiliés à ce groupe.

L'assassinat d'Aboud Rogo le 27 août 2012 a fait éclater une semaine de troubles à Mombasa, à l'issue de laquelle, Al Shabaab, a revendiqué ces violences.

Al Hijra opérait précédemment en tant que centre islamique pour la jeunesse. Ce groupe a fait allégeance à Al Qaïda.

Alors que l'implication idéologique de Rogo n'est pas clairement établie, il prêchait ouvertement contre les Chrétiens qu'il traitait d'infidèles.

Des églises avaient été immédiatement incendiées après son assassinat, dont celle de l'Armée du Salut à Mombasa, tandis que des prêtres étaient assassinés.

Des menaces avaient également été proférées contre des responsables de l'église chrétienne.

Au début du mois d'octobre 2013, l'église de l'Armée du Salut était encore attaquée après le meurtre du dignitaire musulman, Ibrahim Amor. Quatre autres églises de la localité ont également été incendiées.

Des informations des services de renseignements qui avaient filtré accusaient les membres de la cellule terroriste Al Hijra de tenter d'entraîner le Kenya dans une crise économique en paralysant le tourisme, principale source de devises du pays, et en kidnappant les touristes.

Des sources ont déclaré à la PANA que le renseignement militaire, qui reste le plus actif pour la neutralisation des menaces, a réussi à tirer l'essentiel des informations sur les projets d'attaque d'Al Shabaab, d'un combattant kényan qui avait déserté ce groupe après la chute de Kismayo, ex-fief des shebabs.

Ce déserteur avait conduit les agents militaires aux domiciles de Mombasa de certains espions des shebabs, qui avaient été exécutés.

Les spécialistes de la sécurité considèrent Al Hijra comme une partie de la cellule de coordination du terrorisme.

Au Kenya, ce groupe opère habituellement dans les bidonvilles surpeuplés, particulièrement dans les quartiers de Majengo, la ville côtière, à Nairobi et dans certaines écoles.

Pana 14/01/2014