Ouverture à Brazzaville de la pré-session de l’ONU sur les questions des peuples autochtones - Le ministre d’Etat congolais en charge des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, Rodolphe Adada, a ouvert lundi à Brazzaville la pré-session de l’ONU sur les questions des peuples autochtones en prélude à la session qui se tiendra en mai à New York.
'Ces assises de Brazzaville contribueront à la recherche des solutions idoines à la problématique des populations autochtones', a déclaré M. Adada, annonçant que son gouvernement envisageait de ratifier la convention n° 169 de l’Organisation internationale du travail (OIT) relative aux peuples indigènes et tribaux.
Pour lui, la communauté internationale est mobilisée sur la cause des peuples autochtones.
Le gouvernement congolais s’est engagé dans la réforme des normes sociales pour améliorer les conditions de vie des populations autochtones, en mettant un accent sur les secteurs de l’éducation de base, de la santé, de l’emploi et de la protection sociale, a affirmé M. Adada.
Considérés comme les premiers habitants de l’Afrique centrale, les peuples autochtones continuent à être marginalisés, alors que les Constitutions des Etats leur garantissent liberté et légalité.
Au Congo, le gouvernement a pris une loi portant promotion et protection des peuples autochtones. Elaborée avec l’appui des ONG et des partenaires au développement, cette loi, l’une des premières en Afrique, prévoit des mesures coercitives contre les auteurs des marginalisations à l’égard des peuples autochtones. Les peuples autochtones représentent 10 pour cent de la population congolaise estimée à plus de 4 millions d’habitants, rappelle-t-on.
La coordonnatrice par intérim du Système des Nations unies au Congo, Marianne Flach, a salué les efforts du Congo en faveur des peuples autochtones, soulignant la ratification des traités internationaux en matière de droits de l’Homme par le Congo, ainsi que son élection en mai 2011 au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU.
Pana 12/03/2013