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Recrudescence de la violence au Darfour

New-York, Etats Unis - Amnesty international a révélé dans un rapport publié jeudi, que presque un demi-million de personnes ont été forcées de quitter leurs domiciles durant l'année 2013 du fait de la recrudescence de la violence au Darfour, déchiré par la guerre.

Il ressort du communiqué sur le rapport transmis à la PANA à New York que le ciblage délibéré des populations civiles accompagné de pillages, de viols et d'assassinats sont consignés dans le rapport d'Amnesty International.

Il comprend des témoignages de première main de la récente vague de victimes du conflit du Darfour qui dure depuis 11 années.

Il martèle : 'Nous ne pouvons plus endurer les attaques contre les populations civiles au Darfour du Centre'.

A cet effet, la directrice adjointe pour l'Afrique de l'Est de Amnesty International, Mme Michelle Kagari, a insisté pour dire que les attaques dans les zones civiles avec l'intention de tuer et de blesser les populations sont un crime de guerre et démontrent le mépris pour les principes les plus élémentaires des lois humanitaires internationales.

Le communiqué a déclaré que le rapport a décrit la manière dont les combats entre deux tribus au Darfour du Centre, les Salamats et les Misseriyas, ont laissé une communauté entière sans domicile et beaucoup d'entre eux sont morts ou blessés. 

Soutenant que les populations civiles étaient ciblées des deux cotés, Amnesty International a également indiqué que des témoins oculaires ont décrit les attaques menées par des miliciens armés, y compris des forces paramilitaires soudanaises, ciblant des populations civiles dans et autour de la localité de Um Dukhun au Darfour du Centre.

'30 à 50 voitures, et de nombreux chevaux ont encerclé le village. Ils ont tiré sur les populations. Ils sont allés dans les boutiques pour tout voler ; ceux qui étaient ici portaient des uniformes de la police et des forces de défense populaires. Il sont venus en 'Land Cruisers' couverts de boue', a relevé le rapport qui a cité un Sheikh de Kabar qui s'est ouvert à Amnesty International.

Le rapport a également noté que le Sheikh a déclaré : 'Ils ont commencé à tirer sur tout le monde, les enfants, les femmes, les vieillards. Ils étaient en train de crier 'vous êtes des esclaves, cette terre nous appartient, ce n'est pas une terre pour les esclaves et nous allons tuer tout le monde''.

Mme Kagari a appelé les autorités soudanaises à immédiatement mettre fin aux escalades de la violence des forces paramilitaires et diligenter une enquête concernant ces allégations d'attaques de civils et tenir pour responsables les auteurs de ces abus.

Le communiqué a noté qu'à la suite de la sécession du Soudan du Sud en 2011, le Soudan a perdu la plupart de ses revenus pétroliers et son économie ne cesse de se détériorer.

Il indique que la montée de l'inflation et le chômage ont intensifié la compétition concernant les terres et les ressources, conduisant à une escalade de la violence inter-communautaire.

Le communiqué a ajouté que plus d'une décennie après le début du conflit au Darfour, la situation des droits de l'homme dans la région Ouest du Soudan reste désastreuse. 

'Les populations civiles continuent à subir le poids des violations des droits humains et des abus des forces gouvernementales, ainsi que des groupes armés', a-t-il fait remarquer.

'L'impunité en cours au Darfour a assuré aux acteurs des abus des droits de l'homme de n'avoir aucune motivation pour arrêter et ont encouragé d'autres encore à commettre des actes similaires'.

Les ONG ont exhorté la communauté internationale à intensifier les efforts pour assurer la reddition de comptes, et ne pas laisser les populations civiles du Darfour supporter le poids de ce cycle sans fin de la violence.

Pana 14/03/2014