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Sam08302014

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Réformes politiques: Concertation Pouvoir-Opposition au Togo

Des partis politiques de l’opposition au Togo dont l’Alliance nationale pour le changement (ANC) ont rencontré ce jeudi à Lomé, le Premier ministre, Arthème Kwessi Ahoomey-Zunu, en vue de l'ouverture des discussions sur des réformes institutionnelles et constitutionnelles, a constaté sur place la PANA.

Ouvrant le bal avec à sa tête son premier vice-président, Patrick Lawson, l’ANC, le principal parti de l’opposition a adopté une position ferme : revenir sur l’Accord politique global (APG) signé entre les acteurs politiques en 2006 suite aux troubles socio-politiques liés aux élections de 2005 après le décès du président Eyadema Gnassingbé.

Pour l’ANC, « l’APG prescrit un large consensus sur des questions politiques» et ne souhaite pas que les discussions sur des réformes institutionnelles et constitutionnelles se tiennent à l’Assemblée nationale où le parti au pouvoir est majoritaire, mais dans un cadre où le consensus politique peut être dégagé.

Le Comité d’action pour le renouveau (CAR), conduite par son président, Me Paul Dodji Apévon, estime, pour sa part, que « les réformes doivent êtres discutées dans un cadre qui puisse permettre le consensus. Une fois ce consensus obtenu, alors l’Assemblée pourra en discuter ».

Une position qui cadre un peu avec celle de l’ANC un peu méfiante de l’Assemblée qu’elle accuse d’opérer des votes mécaniques, mais pas consensuels sur des questions touchant la vie politique nationale profonde.

L’Union des forces de changement (UFC), le troisième parti à être reçu par le Premier ministre, à travers la déclaration de Jean-Claude Homawoo, conseiller du président du parti, Gilchrist Olympio, renvoie les acteurs politiques au Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC) où la question des réformes a été déjà traitée. Ce qu’il faut, a souligné Homawoo, «c’est donc à l’Assemblée nationale de se saisir du dossier».

Vendredi, le Premier ministre qui poursuit les concertations, va recevoir les responsables de l’Union pour la République (UNIR, au pouvoir) et l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), parti de l’opposition ayant fait alliance avec l’ANC à l’Assemblée nationale.

Initiée le 5 mars dernier suite à la rencontre entre le chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre de l’ANC et le président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, la prise de contact entre le chef du gouvernement et les partis politiques vise à recueillir des avis des acteurs politiques en vue de discussions sur des réformes institutionnelles et constitutionnelles prévues depuis 2004 et qui n’ont pas encore été réalisées.

Sont sur le tapis, entre autres, la réforme de la Cour constitutionnelle qui connaît des contentieux électoraux, le code électoral avec le problème récurrent de découpage électoral, la composition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la composition de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) et la question de la limitation du mandat présidentiel.

Pana 14/03/2014