Industrialisation - La Commission économique pour l’Afrique (CEA) s’engage à accompagner l’industrialisation de l’Afrique en vue d’aider le continent à se développer, a déclaré Mme Aissatou Guèye, économiste chargée des questions de financement du développement, d’industrialisation et d’investissement au sein de cette institution onusienne basée à Addis-Abeba.
Dans une interview avec la PANA en marge du troisième congrès des économistes africains organisé à Dakar sur le thème 'Industrialisation et émergence économique de l’Afrique', Mme Guèye a déclaré: 'à la CEA, nous nous engageons à prendre les recommandations de ce congrès et puisque nous sommes en phase d’élaboration du programme budget de la CEA pour 2014-2015, cela nous permettra d’avoir une idée plus claire du focus et de l’accent qu’il faudrait mettre sur les questions dans la réflexion se rapportant à l’industrialisation'.
'Ce congrès est très important parce que la CEA réfléchit sur les questions prioritaires de développement du continent africain et l’industrialisation est une question majeure de développement et sans l’industrialisation, l’Afrique ne peut pas se développer', a-t- elle indiqué.
Pour Mme Guèye, l’objectif de la CEA en organisant cette rencontre est de 'réfléchir ensemble avec les intellectuels africains, mais également avec la participation des décideurs et pouvoir être en mesure de bouger et d’avancer dans l’Agenda de développement de l’Afrique'.
Interrogée sur les raisons qui fondent son optimisme alors que beaucoup de rencontres et d’études ont été élaborées par la CEA sans que l’Afrique ne se développe, Mme Gèye a déclaré 'oui on doit espérer! Il y a eu beaucoup de rencontres, il y a eu beaucoup de programmes et beaucoup de plans tel qu’on l’a évoqué au cours de la rencontre, les choses n’ont pas bougé certes, mais depuis 10 ans, depuis au moins 2007, malgré la crise, l’Afrique a pu avancer en termes de croissance économique. Il y a un certain nombre de réformes qui sont en train d’être mises en oeuvre. Je crois que les Africains sont aujourd’hui plus conscients que sans la transformation économique et sans l’industrialisation, ils ne pourront pas bouger et ils ont même adopté un plan qu’ils appellent Plan accéléré pour l’industrialisation en Afrique et ils se sont donnés un certains nombre de deadline pour y arriver'.
Même si tout n’est pas encore rose, l’économiste invite les Africains à espérer puisque les choses évoluent rapidement dans plusieurs domaines et il y a une prise de conscience des décideurs.
'Ce qui manque peut être, c’est comment évaluer la mise en œuvre, cela a manqué depuis le début. Les réflexions sont là, les instruments de mise en œuvre également, mais il faut que les pays passent à l’action', a-t-elle poursuivi, rassurant que la CEA poursuivra son rôle d’institution de plaidoyer, de sensibilisation et d’assistance technique.
Pana 11/03/2013