Tripoli Libye - La télévision libyenne privée 'La Capitale' a annoncé vendredi soir la libération de son directeur, Jomaat al-Asti, qui avait été enlevé jeudi par des hommes armés non identifiés qui ont attaqué le siège de la chaîne et détruit ses équipements.
La chaîne a publié des images du Premier ministre libyen, Ali Zeidan, visitant le siège de la télévision après la libération de son directeur et inspecté les dégâts causés par les assaillants.
Dans une déclaration faite à la chaîne 'La Capitale', le Premier ministre a condamné cette attaque affirmant que de tels actes doivent être bannis par le peuple libyen.
'Tant que la liberté d'expression et d’opinion n'est pas assurée, il sera jamais possible de mettre en place un Etat et des institutions démocratiques dans ce pays', a notamment dit M. Zeidan, invitant le peuple à dire non à de tels comportements.
Des hommes armés non identifiés avaient attaqué, jeudi, le siège de la chaîne de télévision privée, proche des libéraux, détruit ses équipements et enlevé son président du conseil d'administration et son directeur exécutif et un certain nombre d'animateurs et de journalistes qui y travaillent, selon l'agence libyenne d'informations.
Selon l'agence, les autorités libyennes, représentées par le Congrès national général, la plus haute autorité du pays, et le gouvernement ont déploré l'agression contre la chaîne et l'enlèvement d'un certain nombre de travailleurs. Elles considèrent cette agression comme une négation de la liberté d'expression, d'informations et d’opinion.
Dans un communiqué rendu public au lendemain de l'agression, la commission des droits de l'homme au sein du Congrès national général a vigoureusement condamné cette agression, perpétrée par des hommes armés non identifiés.
Pour la commission, cette agression est une violation flagrante des droits de l'homme et de la liberté d'expression garantis par toutes les lois et pratiques internationales ainsi que la constitution.
Selon l'agence libyenne d'informations, les ministres de l'Information et de la Culture et de la Société civile ont visité jeudi soir le siège de la chaîne et ont déploré l'agression qui 'est non seulement une violation de la liberté d'expression mais aussi un acte criminel dont les auteurs sont des anarchistes qui agissent contre la liberté pour la Libye et les Libyens'.
Pana 10/03/2013