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Procès des explosions de Brazzaville

Les avocats de la défense doutent de la tenue en avril du procès des personnes accusées dans les explosions de Brazzaville – Les avocats de la défense d’une trentaine de personnes arrêtées  dont 23 militaires après les explosions survenues le 4 mars 2012 dans le camp militaire de Mpila (nord-est de Brazzaville), ont exprimé jeudi à Brazzaville leurs doutes quant à la tenue en avril prochain du procès de ces personnes.


Le ministre congolais de la Communication, Bienvenu Okiemy, a indiqué que tout était organisé pour que le procès intervienne 'au plus tard à la fin du mois d’avril prochain'. La même information a été confirmée jeudi par une source au ministère de la Justice.

Les explosions le 4 mars 2012 d’un dépôt de munitions du camp des blindés de Mpila, avaient fait officiellement 282 morts, plus de 2300 blessés et plus de 17.000 sans-abri qui n’ont toujours pas tous été relogés.

'Les annonces du procès viennent toujours du pouvoir exécutif, alors que la constitution congolaise édicte la séparation des pouvoirs. Cela signifie que le pouvoir exécutif interfère dans les affaires judiciaires', a dénoncé Me Edouard Nganga Naboya, qui défend le colonel Marcel Tsourou, un des principaux accusés dans l’affaire, au cours d'une conférence de presse.

'Dans une procédure, un an après le drame, lorsqu’on n’arrive pas à traduire les inculpés devant une juridiction, ça signifie que le dossier ne contient pas grand-chose', a-t-il ajouté.

'Quel est le statut des gens qui n’ont jamais été envoyés devant une juridiction de jugement et qu’on continue de garder illégalement à la maison d’arrêt', s’est interrogé Me Nganga Naboya.

'Il est difficile d’organiser un procès contre nos clients', a dit Me Amédée Nganga, un autre avocat de la défense, ajoutant : 'ils sont en détention illégale et arbitraire; ce sont des otages de l’Etat et de ce fait, nous attendons la détermination de la rançon pour qu’ils soient libérés’', a-t-il insisté.

Pana 08/03/2013