Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a demandé la libération d'un journaliste arrêté mercredi par les autorités maliennes.
'L'arrestation arbitraire de Boukary Daou est un autre exemple de la violation de la loi par les forces de sécurité maliennes', indique un communiqué publié par le coordonnateur du plaidoyer pour l'Afrique du CPJ, Mohamed Keïta, qui demande au gouvernement malien de 'libérer immédiatement M. Daou'.
Selon le CPJ basé à New York, le journaliste a été arrêté et placé en détention par les forces de sécurité au Mali, suite à la publication pour son journal d'une lettre ouverte critiquant des avantages financiers accordés à l'auteur du coup d'Etat de mars 2012, le capitaine Amadou Sanogo.
Six agents des services de renseignement du Mali ont arrêté M. Daou, directeur de publication du quotidien, 'Le Républicain', dans la capitale, Bamako.
Selon Assane Koné, rédacteur en chef du quotidien, plusieurs journalistes se sont rendus au siège de la Sécurité d'Etat pour s'enquérir du sort de leur collègue, mais ils se sont vus répondre qu'il n'était pas là.
La presse locale a néanmoins cité une source proche des services de sécurité qui a confirmé le placement en détention du journaliste.
Un décret présidentiel a nommé en janvier M. Sanogo à la tête d'un comité chargé de réformer les forces de sécurité maliennes et lui a accordé un salaire et d'autres avantages qui ont fait de lui le responsable le mieux payé du pays.
Au moins trois journalistes ont fait l'objet de harcèlement de la part de la Sécurité d'Etat depuis le coup d'Etat de mars 2012, selon le CPJ.
Pana 07/03/2013