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Last updateJeu, 18 Sep 2014 6pm

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Une force militaire pour libérer les ports pétroliers en Libye

Tripoli, Libye - Le président du Congrès général national (CGN), la plus haute autorité législative et politique du pays, a décidé lundi de la formation d'une force militaire chargée de lever le blocus des principaux terminaux pétroliers dans l'Est de la Libye imposé depuis juillet par des groupes armés partisans du système fédéral.


Le décret indique que: 'la formation d'une force militaire armée composée d'unités de l'armée libyenne, des révolutionnaires placés sous tutelle des régions militaires de Tobrouk, Djebal al-Akhhar et Benghazi dans l'Est, ainsi que celles de Kouffra et Sebha (sud), Tripoli et Djebel Nefoussa (ouest) en plus des unités de gardes installations stratégiques pour libérer les ports pétroliers et les placer sous le contrôle de l'Etat', a déclaré M. Abousahmein, cité par le porte-parole du CGN, Omar Hmeidan.

Le décret pris par le président du CGN en vertu de sa mission de chef suprême des armées, confie au chef de l'état-major de l'armée libyenne la mission de regrouper et cordonner ces forces, ainsi que de l'élaboration des plans d'actions qui doivent tenir leur premier regroupement à Syrte, Jouffra et Ajdabia, a indiqué M. Hmeidan dans une déclaration à l'agence de presse libyenne (Lana).

Les opérations militaires effectives pour s'acquitter de cette mission débuteront  une semaine après la date de publication de ce décret qui demande au Premier ministre et au ministre de la Défense de fournir tous les besoins de cette force  pour lui permettre de mener sa mission.

Le décret entre en vigueur aussitôt après sa publication, le 8 mars, a jouté le porte-parole du CGN.

On rappelle que des gardes pétroliers bloquent depuis juillet dernier les terminaux pétroliers de l'Est pour protester, d'abord contre la vente du brut sans unités de mesure, avant de transformer leur mouvement pour réclamer l'autonomie de la Cyrénaïque (est).

Leur chef, Brahim Jodhrane, avait proclamé la création d'un Bureau politique de la Cyrénaïque, avant de constituer par la suite un Conseil exécutif, une sorte de gouvernement local, dans une nouvelle escalade du bras-de-fer avec les autorités du pays.

Samedi, le Conseil exécutif de la Cyrénaïque, non reconnu par l'Etat libyen, a tenté de vendre illégalement du pétrole brut en affrétant un pétrolier battant pavillon nord-coréen qui a accosté dans le port d'al-Sidera pour charger une cargaison de pétrole.

Mais les autorités libyennes ont mis en place un dispositif pour empêcher la tentative d'exportation illégale de pétrole en cours au port d'al-Sidera.

Cette crise a fait chuter la production de pétrole libyen à 250.000 barils par jour, contre 1,5 million avant le déclenchement de ce mouvement.

Les pertes occasionnées par la crise de l'industrie pétrolière libyenne sont estimées à 10 milliards de dollars par le ministère du Pétrole.

Le gouvernement libyen a répété à maintes reprises que la fermeture des sites pétroliers affectait le budget de l'Etat et n'écartait pas que le versement des salaires soit compromis si le blocage des ports pétroliers se poursuivait.

Pana 11/03/2014