Elections au Kenya - Les opérations de vote ont démarré ce lundi au Kenya pour élire un nouveau président, 47 sénateurs et le même nombre de gouverneurs, a constaté la PANA sur place.
Il s'agit des premières élections du genre dans ce pays depuis la modernisation de la Constitution.
Des millions d'électeurs kenyans ont formé de longues queues le long des principales artères de la capitale, Nairobi, pour pouvoir voter.
La Commission indépendante électorale et des frontières (IEBC), qui a assuré que le scrutin sera crédible, libre et juste, utilise un système de données biométriques (BVR) pour l'identification des électeurs.
Les responsables des élections locales ont indiqué que le taux de participation semblait faible, en particulier dans la ville d'Eldoret, située à 260 km à l'ouest de Nairobi, une des régions frappée par les violences qui avaient suivi les élections de 2007 et qui avaient fait 1.300 morts et plus de 600.000 déplacés.
La Police a déployé 90.000 agents pour sécuriser les bureaux de vote et au moins 26.000 observateurs suivent ces élections.
L'Union africaine (UA) a lancé un appel aux Kenyans pour qu'ils exercent leur droit de vote de manière pacifique.
Le chef de la Mission d'observation électorale de l'UA (UA-EOM), l'ancien président mozambicain, Joaquim Chissano et la présidente de la Commission de l'UA, le Dr Nkosazana Dlamini-Zuma, ont invité les Kenyans à se rendre aux urnes pour accomplir leur devoir de citoyen.
L'UA a plus de 65 observateurs, dont cinq à long terme qui ont été déployés au Kenya depuis le 12 janvier 2013, pour surveiller le vote.
En plus de devoir choisir un nouveau président pour remplacer le sortant, Mwai Kibaki, les électeurs de ce pays d'Afrique de l'Est vont devoir élire de nouveaux responsables gouvernementaux pour mettre en place ce qui sera un des systèmes de gouvernance les plus modernes et les plus avancés d'Afrique.
Le Kenya se prépare à appliquer une nouvelle Constitution qui, en plus de permettre aux électeurs de sanctionner les responsables gouvernementaux aux bilans peu satisfaisants, va également porter au pouvoir 1.450 membres des assemblées départementales.
L'Exécutif départemental est un système légèrement modernisé de la structure de gouvernement local, dirigée précédemment par le gouvernement central.
Le Parlement sera composé de 337 membres (députés), dont un quota de 47 femmes, 47 sénateurs et 47 gouverneurs.
Les électeurs vont désigner 290 députés directement, les autres étant choisis sur les listes des partis après l'élection. Ces listes ont été soumises à l'IEBC avant les élections.
Le parti qui va remporter la majorité de sièges au Parlement aura la plus grande part de candidats désignés au Sénat ou à la chambre basse.
L'IEBC a prévu un processus sans faille tout au long de la journée.
Après la fermeture des bureaux de vote, les bulletins seront comptés et les résultats transmis aux centres de dépouillement locaux et déclarés dans les 48 heures.
L'IEBC a annoncé que ceux qui seront en train de faire la queue à l'heure de la clôture des bureaux de vote seront autorisés à voter.
'Vous devez utiliser la valeur de votre vote car c'est très important. Nous accordons de la valeur à chaque voix, car elle déterminera la qualité des dirigeants qui vont gouverner le pays', a déclaré James Oswago, président de l'IEBC.
L'IEBC, un des résultats d'une longue liste de réformes entreprises depuis le dernier scrutin de 2007/2008, est actuellement dirigée par un système à deux chambres, dont un groupe de commissaires à l'expertise technique diverse et une équipe de fonctionnaires dévoués.
Pana 04/03/2013