AfriqueJet | News Informations

Transition au Mali: La CEDEAO réaffirme son soutien

La Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a réaffirmé son soutien ferme aux autorités de la transition malienne et fait part de sa détermination à défendre le pouvoir central de Bamako contre tout fauteur de troubles, civil ou militaire, à l’issue de sa 42ème session ordinaire qui a pris fin jeudi à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire.


En droite ligne de cette position affichée sans ambages, le sommet de Yamoussoukro répertorie dans le communiqué final publié à la fin des travaux les différentes mesures destinées à préserver la transition malienne de tout danger jusqu’aux élections présidentielle et législatives prévues au plus tard le 31 juillet 2013.

Devant le président intérimaire du Mali, Dioncounda Traoré, ses pairs de la CEDEAO ont fermement condamné les attaques-suicides et de guérilla en cours menées par les groupes terroristes et extrémistes dans le nord du Mali et exhorté les forces alliées à prendre les mesures nécessaires, dans le cadre de la contre-offensive, afin de les neutraliser et d’engager des poursuites contre leurs complices.

La Conférence, qui s’était ouverte le mercredi 27 février en présence de 13 chefs d’Etat sur 15, a exprimé sa profonde gratitude au gouvernement français pour son action décisive, de même qu’au gouvernement et au peuple tchadiens pour le 'témoignage exemplaire de solidarité' dont ils font preuve à l’égard du Mali et pour leur attachement aux idéaux de l’Union africaine.

Le sommet, qui avait observé à son ouverture une minute de silence en mémoire des soldats de la force alliée qui ont perdu la vie, parmi lesquels 25 Tchadiens, a rendu un 'hommage spécial aux vaillants héros de cette grande nation qui ont payé de leur vie en aidant le Mali dans la reconquête de son intégrité territoriale'.

La Conférence a endossé le Concept révisé des opérations (CONOPS) de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) et engagé les dirigeants politiques ainsi que les commandants des forces alliées à veiller à l’amélioration de la coordination de leurs activités afin de favoriser l’exécution harmonieuse et efficace des opérations.

Les chefs d’Etat et de gouvernement ont en outre salué la disponibilité du Burundi de déployer des troupes dans le cadre de la MISMA et invité le commandant de la force à en assurer le suivi en vue de les intégrer dans les opérations en cours.

Ils se sont aussi félicités de la 'coopération constructive' de l’Algérie, de la Mauritanie et du Maroc pour la résolution de la crise au Mali.

La Conférence a exhorté les forces alliées à veiller au respect scrupuleux des droits humains et du droit international humanitaire dans le cadre de leurs opérations.

Elle s'est félicitée des initiatives actuellement engagées par la CEDEAO, l’Union africaine et d’autres partenaires pour le déploiement rapide d’observateurs des droits de l’homme sur la zone de conflit et l’inculcation, à travers des sessions d’orientation, des valeurs relatives aux droits de l’homme au personnel de la mission.

Les chefs d’Etat ont ensuite instruit la Commission de la CEDEAO, en étroite collaboration avec la Commission de l’Union africaine, d’adresser une requête aux Nations unies à l’effet de soutenir la requête formelle du Mali relative à la transformation de la MISMA en une opération de maintien de la paix de l’ONU avec un mandat approprié dès que possible.

Rappelant son attachement à l’unité et à l’intégrité territoriale du Mali, qui exige en particulier le déploiement de l’armée nationale sur l’ensemble du pays, la Conférence a demandé le désarmement de tous les groupes armés, notamment le Mouvement nationale de libération de l’Azawad (MNLA).

Elle a précisé que la renonciation du MNLA à la violence et à son projet sécessionniste était une condition minimale à remplir avant son acceptation dans tout processus de dialogue.

Pana 02/03/2013