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Mar09022014

Last updateLun, 01 Sep 2014 11pm

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Processus démocratique pacifique en Libye

Le président du CNG rassure sur la poursuite du processus démocratique pacifique en Libye - Le président du Congrès national général (CNG, Parlement), Nouri Abousahmein, a assuré dimanche soir que le processus démocratique en Libye se poursuivra pacifiquement, promettant, peu après l'envahissement par des protestataires du siège du Congrès, que le pouvoir du CNG sera transmis à un organe élu.

Dans une adresse télévisée à ses compatriotes, M. Abousahmein a indiqué que des consultations ont été menées avec le président de la Haute Commission électorale (HNEC) pour trouver une voie rapide pour organiser des élections dans les plus bref délais, ainsi qu'un référendum permettant d'élire directement et/ou indirectement un Conseil de transition, un autre Congrès national, un Parlement présidentiel ou parlementaire.

Des contacts sont tenus avec la Commission dite 'Février', chargée de la révision de la Déclaration constitutionnelle et de l'élaboration d'une nouvelle loi électorale qui présentera mercredi prochain un rapport dans ce sens, a-t-il dit.

Le président du CNG a déploré 'l'agression flagrante contre le Congrès, siège de la souveraineté', saluant 'les révolutionnaires qui ont protégé les bâtiments'.

Il a mis en garde ceux qui utilisent certains jeunes et les encouragent à commettre des actes illégaux en les finançant et les dotant d'armes et de munitions' pour perpétrer des agressions contre des institutions publiques.

Des prestataires contre le prolongement du mandat du CNG ont fait irruption, dimanche dans la soirée, au siège du Congrès, saccageant des meubles et  blessant des parlementaires, rappelle-t-on.

Réagissant à ces incidents, le gouvernement libyen a rejeté dans un communiqué les 'actes de violences' commis contre le Congrès, tout en soulignant 'le droit des citoyens à manifester pacifiquement (…) étant donné qu'il s'agit d'une expression dans les société démocratiques'.

Appelant les citoyens à la retenue et à préserver le caractère pacifique de leur mouvement jusqu'à la concrétisation de leur objectif, le gouvernement a exhorté le CNG 'à dialoguer avec les protestataires en vue de parvenir à une solution'.

La mission des Nations unies en Libye (UNSMIL) a condamné les actes de violences contre le Congrès et invité les Libyens à recourir aux procédés démocratiques pour faire valoir leur opinion de manière démocratique.

Le Mufti de la Libye et les Oulémas ont également dénoncé ces actes de violences et accusé les partisans de Kadhafi de vouloir rétablir le régime déchu.

Ils ont appelé le Congrès à ne pas obtempérer à ces pressions et 'à ne remettre le pouvoir qu'à un organe élu', accusant le gouvernement d'avoir gardé le silence sur ces événements et d'avoir failli à sa mission de protéger le siège du Congrès contre les manifestants.

Depuis la décision du Congrès national général libyen, la plus haute instance législative et politique du pays, de proroger son mandat, qui devait initialement prendre fin le 7 février, un large mouvement de contestation s'est développé dans le pays.

Des manifestations sont régulièrement organisées pour rejeter cette extension du mandat et pour réclamer la dissolution du Congrès, accusé d'avoir échoué à établir la stabilité et la sécurité dans le pays.

Ces événements se déroulent dans un contexte d'insécurité émaillée de violences meurtrières dans l'Est du pays où une vague d'assassinats a ciblé des Libyens ainsi que des étrangers dont un ingénieur français et des ressortissants égyptiens.

Pana 04/03/2014