La commission kenyane d'enquête met en cause l'Eurocopter dans l' accident d'un hélicoptère - Une mission kenyane d'enquête a pointé du doigt le fabricant d'avion français, Eurocopter, pour la mauvaise maintenance de l'hélicoptère de la police qui s'est abimé en juin 2012, tuant de ce fait le ministre de la sécurité intérieure, George Saitoti, son adjoint, Orwa Ojode, et quatre autres personnes à bord.
L'adjoint du juge en chef du Kenya, Kalpana Rawal, qui dirige la mission d'enquête du gouvernement, a déclaré jeudi que la maintenance de l'hélicoptère a été effectuée par un représentant non autorisé qui a utilisé des pièces de rechange de piètre qualité.
Un représentant sud-africain aurait conseillé au gouvernement qu'en dépit de la défection de certaines pièces du moteur, l'avion pouvait encore couvrir 200 miles avant de les remplacer.
'Eurocopter a autorisé l'utilisation et la pose d'une pièce de machine prototype sur un appareil opérationnel', a déclaré M. Rawal aux journalistes.
Le président Mwai Kibaki a mis sur pied la commission d'enquête pour déterminer la cause de ce crash qui a tué le ministre et ses gardes du corps.
La mission a conclu que le crash a été provoqué par la défaillance d'un moteur et par des erreurs humaines, dont l'incapacité de l'équipage à maîtriser l'appareil en cas de mauvaises conditions atmosphériques.
'Le normes n'ont pas été respectées. L'erreur est humaine. Pour ce vol, le facteur humain est à l'origine de l'accident. L'équipage manquait d'expérience pour naviguer dans ces mauvaises conditions atmosphériques', a déclaré le capitaine Peter Maranga, membre de la commission d'enquête.
Le rapport pointe également du doigt la section de la police de l'Air du Kenya pour son incompétence, dont le manque d'entrainement dans la gestion de la sécurité aérienne et l'ignorance des règles de navigabilité.
'Une irrégularité manifeste a été commise par Eurocopter qui a posé le 4 décembre 2011 un système de surveillance des paramètres moteur d'un prototype', a affirmé M. Rawal.
La commission d'enquête a indiqué que l'Autorité kenyane de l'aviation civile (KCAA) devrait envoyer une lettre de protestation à l'Autorité européenne de sécurité de l'aviation parce que les pièces installées sur l'avion n'étaient pas appropriées.
Cependant, la commission d'enquête a indiqué qu'elle ne pouvait pas déterminer la cause du décès de Saitoti et d'Ojode.
'La commission n'a pas pu déterminer si les décès sont dus au monoxyde de carbon,aux traumatismes, aux brûlures ou la combinaison de tous ces facteurs', a indiqué M. Rawal.
Pana 01/03/2013