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Construction d'un nouveau stade de football en Libye

Les journaux libyens parus cette semaine en Libye ont accordé une large place à la cérémonie de pose de la première pierre du stade de 'Tajoura' en prévision de la Coupe d'Afrique des nations 2017 (CAN) et à la deuxième conférence internationale de soutien à la Libye prévue le 6 mars à Rome, en Italie.

La poursuite des manifestations rejetant la prolongation du mandat du Congrès national général libyen (CNG, Parlement), et le sit-in organisé devant la Haute cour de justice libyenne qui statuait sur des recours contre la loi controversée de l'exclusion politique des anciens collaborateur de Mouammar Kadhafi, ont également figuré parmi les sujets traités par la presse libyenne.

Le quotidien 'Febrayer' (Février)  s'est fait l'écho de la cérémonie de pose de la première pierre du projet de construction du stade national de 'Tajoura'  devant abriter la cérémonie d'ouverture de la CAN de 2017 en rapportant les propos du Premier ministre libyen, Ali Zeidan, qui a souligné qu'il s'agissait d'un message au monde pour dire que 'notre peuple qui a triomphé dans sa lutte pour réaliser sa révolution remportera la bataille de la construction, de la créativité artistique et sportive.

'La présence de Frantz Beckenbauer est un grand signe d'espoir pour ce peuple en cette phase spéciale de son histoire (…) pour arriver à 2017', a indiqué le journal citant M. Zeidan, qui ajoute que 'Beckenbauer sera un ambassadeur de concorde et d'amour pour la Libye lors de la coupe'.

Evoquant la deuxième conférence internationale pour le soutien à la Libye prévue le 6 mars à Rome, en Italie, le journal 'Libya al-Akhbarya' (Libye Information) a indiqué que ce conclave se proposait de 'mobiliser davantage de soutien de la communauté internationale en faveur de la Libye pendant sa transition démocratique'.

Selon 'al-akhbariya', la conférence sera aussi axée sur 'le soutien des efforts déployés pour l'instauration d'un dialogue national, la réalisation d'une justice de transition, la réconciliation nationale et la rédaction de la Constitution, sans oublier le soutien pour l'édification d'institutions nationales capables de faire face aux exigences d’un Etat moderne'.

La rencontre de Rome vise aussi à 'soutenir la gouvernance locale, la répartition des compétences et le suivi et l'exécution des recommandations de la première conférence de Paris, ainsi que les initiatives des pays du G8 sur la formation des éléments de l'Armée et de la Police.

Pour sa part, le journal électronique indépendant libyen 'al-Wassat' (le milieu) a abordé la conférence de Rome en se référant à une étude présentée par Wolfram Lacher, chercheur à l'Institut allemand des affaires internationales et de la sécurité, qui affirme qu'il n'existe pas de solution rapide pour traiter la situation en Libye, soulignant que les 'activités' internationales risquent de compliquer davantage les choses.

'A chaque fois que la crise s'approfondit en Libye, les appels dans les capitales occidentales se multiplient pour un plus grand soutien à la Libye', a affirmé le journal, citant le chercheur qui se demande comment on peut appuyer un gouvernement qui n'existe pas et comment peut-on soutenir la formation d'une armée, quand l'autorité qui va la contrôler n'a pas encore été déterminée?'.

Selon 'al-Wassat', Latcher estime que la conférence de Rome discutera en particulier d'initiatives de désarmement et de contrôle des munitions au regard de l'urgence de la question, soulignant que les gouvernements occidentaux seront contraints de composer avec la réalité dans la prise de résolutions à ce sujet.

'Les milices ne remettront pas leur arsenal au gouvernement tant que les intérêts et parties que représente et protège ce gouvernement ne seront pas clairs', a-t-il ajouté d'après le journal, qui rapporte sa proposition de 'solution provisoire' consistant à ce que 'les milices soient responsables et contrôlent les armes et munitions en leur possession et à les encourager à coopérer avec les autorités'.

Une solution que l'auteur de l'étude s'est empressé de relativiser, affirmant que ce type de solution est difficile à faire passer dans une conférence internationale.

Au niveau politique, deux sujets d'actualité ont suscité des commentaires de la presse, à savoir, la poursuite des manifestations contre la prolongation du mandat du CNG qui devait initialement s'achever le 7 février et le recours contre la loi de l'exclusion politique des anciens responsables sous le régime déchu de Kadhafi.

Sous le titre 'Poursuite des manifestations contre le Congrès', le quotidien 'al-Watan al-An' (la patrie maintenant) a écrit que les manifestations se sont poursuivies pour la quatrième semaine consécutive à Tripoli, rejetant la prorogation du mandat du CNG et refusant la feuille de route élaborée pour sortir de la crise politique qui secoue le pays.

Des centaines de personnes se sont rassemblées vendredi dans l'après-midi dans un quartier non loin du siège du CNG agitant des drapeaux et des pancartes dénonçant la prolongation du mandat du Congrès et la feuille de route adoptée à ce propos, a rapporté le journal.

Les manifestants ont, selon le journal, exprimé au cours de ce rassemblement baptisé 'vendredi de la délivrance, ' leur totale solidarité avec les habitants de Benghazi et condamné les assassinats qui ont touché toutes les catégories de citoyens , militaires, policiers, activistes et militants des droits de l'homme'.

Les protestataires ont réclamé le gel des activités de tous les partis politiques, l'activation de l'Armée et autres organes de sécurité faisant assumer au Congrès et au gouvernement la responsabilité de la dégradation de la situation sécuritaire et politique dans toutes les villes du pays.

Le quotidien 'Février' a qualifié, dans une rubrique d'opinions libres, d''horrible' et 'triste' la manifestation devant la Haute cour de justice qui examinait les recours déposés par des militants et politiciens libyens contre la loi controversée d'exclusion politique.

Selon le journal,  'ce rassemblement  (…) a tenté de terroriser le tribunal constitutionnel qui a commencé l'examen des cinq recours contre cette loi controversée adoptée par le CNG sous la menace des armes…', en avril 2013 et qui avait emporté l'ancien président du CNG, Mohamed Megrayef, qui fut ambassadeur sous Kadhafi.

Le billet s'en prend à ces manifestants dont certains sont soupçonnés d'avoir appartenu au projet 'Libye de demain' de Seif al-islam Kadhafi, fils de Mouammar Kadhafi, et qui visait à lui faire 'hériter le fauteuil de son père', au lieu de manifester leur joie pour l'existence dans leur pays d'une justice face à laquelle, personne ne jouit d'immunité' .

Pana 02/03/2014