L'intégration, un impératif de développement pour l'Afrique du Nord, selon les experts de la CEA - L’intégration régionale au Maghreb est un impératif de développement et doit être un destin commun choisi par les Etats, selon une série de présentations faites jeudi à l’occasion de la troisième journée des assises de la 28ème session du Comité interministériel des experts (CIE) de Rabat, organisées par le bureau Afrique du Nord de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) sous le thème 'La diversification et la sophistication dans les processus de transformation des économies des pays d’Afrique du Nord'.
Cette recommandation découle du constat de la faible intégration d’une sous-région dont les échanges internes ne représentent que 3% et ceux avec les autres pays africains se situent aux alentours de 1%.
Ainsi, le Maghreb est la région la moins intégrée du monde et doit prendre exemple sur les autres communautés régionales qui ont réussi leur processus d’intégration, estime le Secrétaire général de l’Union du Maghreb arabe (UMA), Habib Ben Yahya.
Dans cette perspective, il préconise 'une révision méthodique des approches suivies pour identifier les lacunes et les causes des difficultés à l’intégration régionale'.
Il faut une feuille de route pour la relance de l’intégration sous-régionale en 2013, en prenant compte prioritairement des secteurs sensibles qui servent l’objectif d’intégration, régler la question sécuritaire pouvant freiner le processus et impliquer davantage la Société civile résolument acquise aux idéaux de l’unité, soulignent les experts.
Ces axes prioritaires d’intégration sont la création d’un dispositif institutionnel, la mise en œuvre d’une stratégie agricole et d’un plan d’action maghrébin, l’élaboration d’une stratégie régionale de l’emploi, le lancement d’un programme encourageant la mobilité des facteurs, la promotion d’un partenariat public/privé.
Pana 01/03/2013