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Mar09302014

Last updateMar, 30 Sep 2014 5pm

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Economie: Assurer une performance optimale au Ghana

Le Fonds monétaire international (FMI) exhorte le gouvernement du Ghana à remédier aux vulnérabilités à court terme - Le Fonds monétaire international (FMI) a exhorté les autorités ghanéennes à s'attaquer aux vulnérabilités à court terme de l'économie du pays afin de lui assurer une performance optimale.

L'appel de l'institution financière internationale est contenu dans un communiqué dont une copie est parvenue mercredi à la PANA à New York, à l'issue d'une visite effectuée par une délégation du FMI dans ce pays de l'Afrique de l'Ouest.

Dirigée par Mme Christina Daseking, la mission qui y a séjourné du 12 au 25 février 2014, a fait remarquer que l'économie du Ghana a enregistré une baisse de rythme dans un contexte de déséquilibres extérieurs et budgétaires et de perturbations dans la distribution de l'énergie dans la première moitié de l'année 2013.

'Sur la base de données enregistrées au cours des trois premiers trimestres de 2013, la mission a estimé que la croissance à 5,5% est bien en dessous des taux enregistrés ces dernières années.

Sur le plan budgétaire, les pertes de recettes, les dépassements de la masse salariale et la hausse des taux d'intérêt ont poussé le déficit à 10,9% du PIB, pour un objectif de 9% 2013.

Selon le communiqué, le dépassement aurait été plus élevé n'eûsssent été les mesures prises par le gouvernement en matière de revenus, d'élimination des subventions aux combustibles, de fortes augmentations des prix des services publics et la compression des autres dépenses.

'Le déficit budgétaire associé à un environnement extérieur plus faible a conduit à l'aggravation du déficit du compte courant à 13% du PIB et à la pression sur les réserves internationales', a indiqué Mme Daseking.

Selon elle, la dépréciation persistante du Cedi ajoutée aux fortes augmentations des prix, a contribué à porter l'inflation au-dessus de la fourchette de 13,5% en fin d'année.

Soulignant que la faible dynamique de croissance et les pressions inflationnistes devraient se poursuivre en 2014, le FMI a appelé à des mesures urgentes pour remédier aux déséquilibres macroéconomiques.

'En l'absence de nouvelles mesures, la mission considère que le déficit budgétaire de 8,5% du PIB présente un risque. Ceci, combiné aux perspectives moroses pour les cours de l'or, va également, maintenir le déficit du compte courant à des niveaux élevés', a prévenu Mme Daseking.

Selon elle, le succès de ce programme ambitieux de transformation initié par le gouvernement est subordonné au rétablissement de la stabilité macroéconomique.

Félicitant les autorités pour les mesures déjà prises et celles annoncées dans le budget, le FMI a dit que des économies budgétaires supplémentaires sont nécessaires pour remédier aux vulnérabilités à court terme, maitriser la hausse du niveau de la dette publique et réduire les taux d'intérêt.

«Cela sera essentiel pour stabiliser l'économie et appuyer le développement du secteur privé, la croissance et la création d'emplois à moyen terme', a dit Mme Daseking.

Prévenant que les réformes structurelles visant à assurer durablement la maîtrise des dépenses sont la clé d'une consolidation budgétaire durable, la mission du FMI dit soutenir les projets des autorités dont le but est de reprendre le contrôle de la masse salariale, aidés par les efforts visant à renforcer la gestion des finances publiques.

La mission du FMI a également suggéré l'évaluation des options supplémentaires qui apportent la prévisibilité de l'évolution des salaires et contribuent à un assainissement budgétaire durable.

Lançant un appel en faveur d'une révision du régime des impôts afin de supprimer les exemptions et élargir la base, la mission a révélé l'existence d'un accord sur la nécessité de renforcer l'administration fiscale axé sur une plus grande conformité aux dispositions fiscales.

La mission, dirigée par Mme Christina Daseking, qui a séjourné du 12 au 25 février 2014 à Accra, a eu des échanges avec les autorités du pays sur les difficultés de l'économie ghanéenne.

Au cours de ce séjour, la délégation a rencontré le Vice-président, Amissah-Arthur, le ministre des Finances, Terkper, le gouverneur de la Banque du Ghana, Wampah, ainsi que des hauts fonctionnaires, des membres du Parlement et représentants du secteur privé, des groupes de réflexion et de la société civile.

Pana 27/02/2014