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Trafic de carburant entre le Mali et le Sénégal

Le Sénégal et le Mali déterminés à combattre le trafic trans-frontalier de carburant - A partir de lundi prochain 03 mars, les camions de transport de marchandises entre Dakar et Bamako ne seront plus autorisés à  circuler sur ce corridor avec un troisième réservoir afin d'éviter le trafic de carburant, ont annoncé mardi soir le ministre sénégalais de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo et le ministre malien de la Sécurité, le général Sada Samaké.

'Les camions de transport de marchandises sur les corridors Dakar-Bamako-Dakar seront tolérés sur le territoire sénégalais avec deux réservoirs au maximum connectés au moteur', indique le communiqué conjoint qui a sanctionné leur réunion tenue à Dakar.

Selon le communiqué, les forces de sécurité du Sénégal et du Mali vont lutter ensemble contre toutes formes de trafic, dont celui du carburant.

Cette mesure intervient à la suite du blocus du transit routier, observé à la frontière des deux pays par les routiers maliens qui protestaient contre l’interdiction sur le territoire sénégalais de l’utilisation d’un troisième réservoir de carburant.

'Le cas échéant, s’il existe un troisième réservoir sur un camion, il doit être vidé de quelque produit que ce soit sur le territoire sénégalais. Aucun transport en vrac de carburant ne sera toléré', avertit le communiqué qui rappelle que la vente de carburant par des personnes non agréées demeure formellement interdite.

Les deux délégations ont décidé, à titre exceptionnel, de prendre des mesures de fluidité aux frontières communes avant l’application rigoureuse des dispositions prises à partir de lundi prochain.

Selon le communiqué, les deux parties ont également décidé de mettre en place un cadre permanent de concertation, au niveau ministériel, pour gérer les problèmes relevant des questions sécuritaires.

On rappelle que depuis plus d’une semaine, de nombreux camions maliens avaient été bloqués au poste frontalier de Diboli, à la frontière fluviale, l'entrée au Sénégal leur étant interdite, à cause des fortes quantités de carburant qu’ils transportaient dans un troisième réservoir, des barils ou des bidons.

Ces routiers sont notamment suspectés d’alimenter le marché noir, ou d’éviter de s'approvisionner au Sénégal où le carburant coûte plus cher.

'Le gasoil et l’essence sont des produits sensibles, surtout en cas d’accident, ils peuvent créer des dégâts qui dépassent la quantité transportée', a justifié le ministre sénégalais de l’Intérieur.

Pana 27/02/2014