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Le diabète et son non dépistage en Afrique

'Le non-dépistage du diabète est un problème sérieux en Afrique', selon les spécialistes - Plus de 800 professionnels de la santé participent au deuxième Congrès panafricain de diabétologie qui se déroule du 25 au 28 février 2014 à Yaoundé sous le thème : 'Les défis de la prise en charge du diabète en Afrique'.

Les travaux du deuxième Congrès panafricain de diabétologie se sont ouverts, mardi après midi, par une conférence de presse animée par des spécialistes de la santé au Palais des Congrès de Yaoundé.

Selon le président du comité d'organisation du Congrès, le Pr Jean Claude Mbagna, par ailleurs, spécialiste du diabète en service à Yaoundé, l'ampleur du diabète en Afrique n'est pas seulement liée au nombre de cas des malades, mais plus aux chiffres importants des personnes malades qui ne se font pas dépister.

Citant une étude menée en 2005 sur 65.000 personnes en Afrique dont 562 du Cameroun, le spécialiste a estimé à 62% des cas des complications du fait du diabète.

Relevant que de nombreux malades de diabète se traitent mal dans la mesure où ils restent sous traitement non insuline pendant près de 20 ans, le Pr Mbagna a dit que par manque de moyens financiers, ils sont moins nombreux (39% à Yaoundé et Douala et moins de 1% en zone rurale) à posséder un lecteur de glycémie.

Le Dr Amy Fall du département du médicament à Sanofi Sénégal a, pour sa part, indiqué que le diabète est un lourd fardeau pour le malade et pour sa famille et l'Afrique subsaharienne compte près de la moitié des malades non-dépistés.

Cette situation expose la population aux complications de cette maladie qui, selon le diabétologiste, le Dr Said Nanou Diop, coûtent plus chères parce qu'elles affectent des organes indispensables de l'homme tels que les yeux, les pieds.

Le Dr Diop se dit convaincu que l'Afrique peut maîtriser le diabète en mettant l'accent sur l'éducation des populations, la formation du personnel, des médecins généralistes et à la prise en charge de la maladie.

Dans cette optique, le Dr Amy Fall a fait remarquer qu'il existe déjà des séances de formation des personnels soignant sur le continent à travers le programme E-diabète qui, chaque deuxième jeudi du mois, réunit 2000 professionnels de la santé qui reçoivent des connaissances sur le diabète.

Grâce à ce programme, a-t-il expliqué, la prise en charge du diabète s'est beaucoup améliorée dans des pays tels le Sénégal et la Côte d'Ivoire.

Rappelant que le gouvernement camerounais a fait baisser le prix de l'appareil de mesure de la glycémie de 100.000 à 25.000 F CFA et que d'autres efforts sont attendus dans le même sens, le Pr Mbagna a souhaité que les politiques fassent des efforts pour alléger la prise en charge du diabète aux patients.

Le Congrès se poursuit avec des présentations sur les travaux de recherche et les innovations dans le traitement du diabète.

Pana 26/02/2014