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Ven08222014

Last updateJeu, 21 Aoû 2014 7pm

Sécurisation des votes en Libye

Appel à la sécurisation du vote dans les centres où le scrutin était suspendu à cause de l'insécurité en Libye - La Haute commission électorale en Libye a lancé lundi soir un appel pressant au Congrès national général (Parlement),  au gouvernement et aux services concernés 'pour assurer la sécurisation des opérations de vote, prévues mercredi dans les centres où le scrutin était suspendu à cause des actes de violence'.

Rendant compte de cet appel, le président de la Haute commission électorale, Nouri al-Abaar, a affirmé, dans une déclaration faite à la presse mardi à Tripoli, que 'le Congrès national général n'a pas donné satisfaction aux demandes des composantes culturelles, à l'origine du blocage du scrutin dans les deux circonscriptions électorales d’Oubari et Marzouk ainsi que dans les centres de vote de Koufra'.

Il a ajouté que le gouvernement, de son coté, 'n'a pas assuré la sécurité nécessaire dans ces lieux de vote ainsi que dans les villes Tokar et Derna'.

'Le rôle de la commission électorale se limite à préparer un environnement technique nécessaire pour l'organisation des élections et à fournir les cadres et moyens logistiques pour superviser le scrutin', a affirmé M. Abaar soulignant toutefois que cela 'n'est pas suffisant. Il faut que toutes les parties prenantes et partenaires de l'opération déploient des efforts, de leur coté'.

Il a, à cet égard, déploré le silence adopté par les parties officielles à la suite de l'appel persistant de la commission, affirmant que 'cette attitude (des autorités) nous préoccupe quant à la capacité des services concernés d'assurer la sécurité à la date arrêtée pour la tenue de ces élections et pour permettre leur réussite'.

'Si on n'arrive pas à organiser le scrutin à cette date, les opérations seront annulées dans ces centres et les résultats publiés, conformément à la loi électorale', a-t-il averti.
La haute commission électorale, rappelle-t-on, avait annoncé que 81 centres de vote dans des circonscriptions électorale situées au sud et à l'est du pays ont fait l'objet de 'menaces sécuritaires empêchant le déroulement du scrutin dans ces lieux de vote, jeudi dernier'.

La commission  a précisé que la date arrêtée pour reprendre le scrutin dans ces centres a été choisie conformément à l'article 21 de la loi électorale qui stipule : 'si le scrutin n'a pas pu être organisé dans des centres le jour du vote, la commission arrête et annonce, dans les 24 heures, la date et les lieux pour l'organisation, au plus tard dans une semaine,  d'un nouveau scrutin'.

Environ 500 mille électeurs ont participé à ces élections. Ils ont voté dans 1496 centres sur un nombre total de 1611 dont 34 n'ont pas été ouverts à cause du boycott des Amazigh, alors que d'autres ont fait l’objet de menaces.

Les candidats en lice pour les soixante sièges de la commission constituante chargée de rédiger la nouvelle constitution du pays étaient au nombre de 649. Les membres de la commission constituante seront repartis à raison de 20 pour chacune des régions de l'Est, de l'Ouest et du Sud. Cinq sièges seront réservés aux femmes contre six aux minorités culturelles et linguistiques (Toubou, Touareg et Amazigh).

Pana 26/02/2014