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Abornement de la frontière Niger-Burkina Faso

Installation de la Commission technique mixte d'abornement de la frontière Niger-Burkina Faso à Téra - Les autorités nigérienne et burkinabé ont procédé, ce weekend à Téra (ville nigérienne frontière), à l'installation de la Commission technique mixte d'abornement de la frontière nigéro-burkinabè, a constaté la PANA.

La mission essentielle de la Commission technique mixte d'abornement, note-t-on, est de veiller à l’aboutissement du processus qui comportera différentes étapes, notamment, entre autres, la démarcation, la sensibilisation et le recensement des populations, la cartographie de la nouvelle frontière.

L'opération de démarcation qui vise à matérialiser la position de la frontière sur le terrain afin qu'elle soit visible par tous, consiste à implanter des bornes frontières directement sur la limite frontière.

Les deux pays, rappelle-t-on, ont une frontière commune de 620 km et le conflit, porté devant la Cour international de justice (CIJ) en 2010, concernait plus de la moitié de cette distance.

Les parties déjà bornées de la frontière feront l'objet, quant à elle, de densification par la construction de bornes intermédiaires, la sensibilisation et le recensement des populations et de leurs biens affectés par la mise en œuvre de l'arrêt, la cartographie de la nouvelle frontière.

Il s’agira aussi de la rédaction, de l'approbation et du dépôt auprès des instances internationales de la convention relative à la nouvelle frontière abornée.

Satisfaits du nouveau tracé suite à l'arrêt de la CIJ et selon un compromis entre les deux pays, les travaux d’abornement doivent démarrer le 16 octobre 2014 pour un délai de 18 mois.

' L'acte que nous allons poser ensemble aujourd'hui, au-delà du cadre du dépassement de la frontière-barrière et sa promotion en tant que passerelle d'intégration continentale, constitue, sans nul doute, un facteur puissant de renforcement d'unité, de promotion de la paix, de sécurité, de stabilité et de fraternité', a souligné le ministre nigérien en charge de l'Intérieur, Massoudou Hassoumi, lors de la cérémonie d’installation de la commission technique.

Le ministre burkinabé de l'Administration territoriale et de la Sécurité, Jérôme Bougouma a, pour sa part, affirmé que les liens séculaires qui unissent les deux peuples ont conduit les gouvernements nigérien et burkinabé à regarder dans la même direction, à mûrir et à porter une ambition commune.

« Cette ambition commune s'est traduite par le projet de matérialisation de la frontière Burkina-Niger. Certes, il a fallu du temps pour en arriver là, mais le projet a abouti et de la bonne manière », a-t-il conclu.

Débuté en 1987, rappelle-t-on, le processus de la démarcation de la frontière entre les deux pays est arrivé à son terme avec l'arrêt rendu par la Cour internationale de justice (CIJ), le 16 avril 2013.

La cérémonie a été présidée par le ministre nigérien de l'Intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires coutumières et religieuses, Massoudou Hassoumi, et son homologue burkinabé, de l'Administration territoriale et de la Sécurité, le Dr. Jérôme Bougouma en présence des gouverneurs de zones frontalières et des experts des deux pays.

Pana 25/02/2014