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RD Congo: Pour la mise en place d’une transition

Politique - Un ex-candidat à la présidentielle demande la mise en place d’une transition en RD Congo - L’opposant congolais Gaspard-Hubert Lonsi Koko a demandé lundi à Paris la création en République démocratique du Congo (RD Congo) d’un Conseil national de transition qui aura, notamment, pour mission de modifier la Constitution et d’organiser des élections générales.


'Il n’y a d’autre solution à la crise politique chronique que connaît le Congo que l’organisation d’un dialogue inter-congolais républicain. Celui-ci devra aboutir à la mise en place consensuelle d’un Conseil national de transition', a soutenu lors d’un entretien avec la PANA Lonsi Koko, président du Rassemblement pour le développement et la paix au Congo (RDPC).

'Avec un mandat de deux à trois ans, ce Conseil de transition devrait préparer de nouvelles élections en commençant par les locales, les régionales, les législatives puis la présidentielle', a dit l’opposant congolais et candidat à l'élection présidentielle de 2011.

Il a toutefois mis en garde contre la répétition des erreurs commises lors de la transition dite '1+4', issue des accords inter-congolais signés en décembre 2002 à Sun-City, en Afrique du Sud.

'L’enjeu de cette transition n’est pas de se partager le pouvoir comme après Sun-City; mais de montrer une autre voie. Il s’agit pour l’élite politique congolaise de prouver son patriotisme, de créer les conditions de la stabilisation de l’Est du pays et de booster le potentiel de développement de la RD Congo', a estimé le président du RDPC.

Selon lui, le régime actuellement en place à Kinshasa souffre d’un déficit de légitimité qui ne lui permet ni de rassembler les Congolais ni d’assurer convenablement la défense de l’intégrité du territoire national.

'De toute évidence, il y a une crise de légitimité découlant de la mauvaise organisation des élections de 2011; tant que ce pouvoir restera illégitime, il ne pourra pas rassembler les Congolais. Et nos adversaires en profiteront pour déstabiliser l’est du pays', a dit M. Lonsi Koko.

'En revanche, le Conseil national de transition, que j’appelle de mes vœux, pourra lui mobiliser les Congolais dans la défense du territoire national comme il pourra faire appel à nos alliés pour assister les Forces armées congolaises (FARDC) dans la sécurisation des frontières nationales', a-t-il ajouté.

Evoquant les négociations engagées à Kampala, en Ouganda, entre le pouvoir de Kinshasa et les rebelles du M23, le président du RDPC a accusé le président ougandais, Yoweri Museveni, d’être juge et partie.

'Il ne faut rien attendre de ces négociations. On ne peut pas aller chercher les pays agresseurs que sont le Rwanda et l’Ouganda pour les ériger en médiateurs. La solution ne peut venir que de la mise en place de ce Conseil de transition, lui pourra faire appel à nos alliés d’Afrique centrale, à l’union africaine et à la Francophonie pour nous aider à trouver une solution définitive à l’insécurité dans l’Est du Congo' , a insisté l’opposant congolais.

Un accord censé permettre le retour à la paix dans l'Est du Congo a été signé, sous l'égide des Nations unies,  dimanche à Addis-Abeba, en Ethiopie, entre la RD Congo et 10 autres pays de la région, parmi lesquels l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi, le Congo-Brazzaville et l’Angola.

Le texte, également signé par l’Afrique du Sud, la Tanzanie, la Centrafrique et la Zambie, prévoit en outre la création d’une Brigade spéciale de près de 2.500 hommes, intégrée au sein de la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO), chargée de lutter spécialement contre les groupes armés présents dans l’Est de la RD Congo.

Pana 26/02/2013