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Mar07222014

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Dédollarisation progressive et non brutale de l'économie

Economie - H.T. Lokondo - «La dédollarisation de notre économie doit être progressive et non brutale ». Se confiant au journal « Le Potentiel », le député national Henri-Thomas Lokondo a répondu aux questions d'actualité dont celle relative au débat actuel sur la dédollarisation de l'économie de la RDC. Un projet qui, selon lui, doit être progressif et non brutal.

Livrant ses impressions sur la pétition initiée par la coalition «Sauvons la RDC» contre le président de la CENI, Henri-Thomas Lokondo, député national de la Majorité, a démontré que « L'initiative de nos amis tout en étant démocratique, elle paraît sans intérêt majeur, car elle risque de nous verser dans le dilatoire. A la limite, je dirais même que c'est un faux débat. Car le vrai débat se situe à la réponse que nous devons donner aux deux hypothèses que la CENI nous a soumises ».

A la question de savoir laquelle de ces deux hypothèses soutient-il, le député national Henri-Thomas Lokondo a indiqué : « Je suis naturellement pour la deuxième hypothèse qui est conforme à la Constitution, mais qu'on doit améliorer pour des raisons pratiques et de contraintes budgétaires. Vous savez que les premières estimations budgétaires du cycle électoral 2014-2016, telles qu'arrêtées par la CENI représentent 750 212 788 USD. Je crois qu'il faut qu'il y ait un débat de fond sur la faisabilité de ce cycle. Avant de noter :

« Je pense déjà au report des élections locales, municipales et urbaines pour la prochaine législature parce qu'il faut être réaliste devant les faits financiers qui sont souvent très têtus. Parce qu'il serait, à mon humble avis, difficile que nous puissions organiser seuls ce cycle électoral sans l'apport conséquent de nos principaux partenaires bilatéraux et multilatéraux qui eux, ont aussi de sérieux problèmes budgétaires. Malheureusement, jusqu' à preuve du contraire, nous n'avons aucune autonomie financière dans l'organisation de nos élections ».

LE GOUVERNEMENT DE COHESION EST INEVITABLE

Pour ce qui est du débat actuel sur la dédollarisation de l'économie nationale, l'élu de Mbandaka a déclaré : «Je suis d'accord avec la dédollarisation de notre économie, mais elle doit être progressive et non brutale. Il faut d'abord assainir le système économique et favoriser la production nationale en luttant contre les fléaux qui la minent, notamment la corruption, les détournements, les gabegies financières, le coulage et cachette des recettes, la mauvaise affectation des recettes ... Je ne suis pas financier mais je pense que ce sont les étapes importantes avant de secouer le cocotier ». Et d'ajouter : « De toute façon, nous attendons le projet de révision de certaines dispositions du décret-loi du 31 janvier 2001 relatif au régime des opérations en monnaies nationale et étrangère pour un meilleur examen. Car c'est un problème qui exige une analyse froide et réaliste. Le dollar s'est tellement enraciné dans l'économie congolaise comme dans d'autres pays africains qu'il faut beaucoup de prudence pour l'éradiquer, sinon il y aura une fuite désordonnée et catastrophique des capitaux ... Ce n'est pas la volonté politique seule qui compte, mais aussi la volonté de tous les paramètres socioéconomiques ».

S'agissant de la mise en place du gouvernement de cohésion nationale annoncé par le chef de l'Etat, il s'est exprimé en ces termes : « Ce dont je suis sûr; c'est qu'il y aura un nouveau gouvernement qui sera mis en place. Pour le reste, il faut laisser la chose au pouvoir discrétionnaire du chef de l'Etat. S'il est vrai que le temps c'est de l'argent, «Time is money», il est aussi vrai que le temps ne respecte jamais ce qui se fait sans lui. De toute manière, il ne pourra le faire qu'après la rentrée parlementaire, car ce gouvernement devra être investi par l'Assemblée nationale ».

Par Pitshou Mulumba

Le Potentiel/21/02/2014