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Last updateSam, 25 Oct 2014 7am

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Sécurité: La CEN-SAD pour un soutien de l'Afrique à la Libye

Les ministres en charge de la sécurité de la région Sahélo-saharienne ont appelé pour un engagement accru de l'Afrique 'afin d'aider la Libye à surmonter les défis auxquels elle est confrontée, dans un esprit de solidarité africaine'.

Selon un communiqué du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA) parvenu, ce jeudi, à la PANA à Addis-Abeba, les participants ont convenu d'organiser une consultation avant la rencontre de Rome 'afin d'harmoniser leur position et faciliter la réalisation des objectifs fixés'.

Dans cette optique, ils ont demandé au Niger, avec le soutien de la Commission de l'UA, de faciliter la tenue de la consultation prévue dès que possible.

La Libye, note-t-on, est en train de préparer une réunion de soutien internationale en collaboration avec le gouvernement italien, devant traiter de ses problèmes de sécurité, en mars prochain à Rome, en Italie.

Cette troisième réunion ministérielle sur le renforcement de la coopération en matière de sécurité et l'opérationnalisation de l'Architecture africaine de paix et de sécurité (AAPS) dans la région sahélo-saharienne, qui s'est tenue le 19 février 2014 à Niamey, au Niger, s'est inquiétée de la situation sécuritaire qui prévaut en Libye.

Pour ce faire, les ministres ont indiqué attendre la réunion du 06 mars 2014, qui va se tenir à Rome, en Italie, sous les auspices des gouvernements italien et libyen, en vue de mobiliser un soutien international plus efficace pour la Libye, au regard des défis sécuritaires auxquels ce pays est confronté.

En plus d'approuver les conclusions de la 4ème réunion des directeurs des services de renseignements et de sécurité de la région, les ministres ont montré leur détermination à appliquer les mesures prises à cet effet.

Il s'agit d'organiser des réunions des chefs d'état-major et des ministres de la Défense afin de se pencher sur les stratégies d'opérationnalisation des patrouilles et unités mixtes, ainsi que les modalités du renforcement des structures de coopération existantes, ainsi que des modalités de collaboration entre les pays de la région.

Il s'agit ensuite d'organiser un sommet des pays participant à la réunion de Nouakchott, pour mobiliser un soutien politique accru au processus et renforcer son appropriation par les pays de la région.

Il s'agit enfin de l'établissement, sous la direction du Haut Représentant de l'UA pour le Mali et le Sahel, d'un Secrétariat à Niamey, pour mieux coordonner la mise en oeuvre du processus de Nouakchott, en attendant son éventuelle transformation en un Secrétariat exécutif lié au Bureau du Haut Représentant (MISAHEL).

Se félicitant de la proposition du Mali d'abriter ces réunions à une date fixée de concert avec la Commission de l'UA, les participants ont demandé au Haut Représentant de l'UA pour le Mali et le Sahel, Pierrre Buyoya, d'entreprendre des missions de consultations dans les pays de la région pour faciliter ce processus.

Le processus de Nouakchott, estiment les participants, offre un cadre unique pour une approche concertée des défis sécuritaires auxquels sont confrontés les pays de la région sur la base d'une vision commune et d'une responsabilité collective.

La session ministérielle a été précédée de la quatrième réunion des directeurs des services de renseignements et de sécurité des pays de la région, qui s'est aussi tenue à Niamey le 17 février 2014.

Sur la situation sécuritaire dans la région, les participants à cette session se sont félicités de 'l'ensemble des développements positifs' enregistrés depuis leur dernière réunion en septembre 2013.

Ils se sont, par contre, inquiétés de la persistance des menaces terroristes, comme l'indique les récents évènements dans le Nord du Mali et les attaques que les groupes Boko Haram et Ansaru continuent de mener au Nigeria.

Sur l'exploitation par les groupes terroristes de la tension inter-communautaire et des conflits, la réunion des directeurs des services de renseignements et de sécurité a préconisé la prise de mesures spécifiques et l'implication active des autorités locales et des gouvernements des régions frontalières.

Faisant le lien entre les activités criminelles transfrontalières tel le trafic (cocaïne et cannabis) et la prolifération des armes légères et des petits calibres, le communiqué fait mention de la menace posée par le retour dans la région des éléments terroristes impliqués dans des combats dans d'autres parties du monde.

Outre la participation de l'Algérie, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, de la Libye, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Nigeria et du Sénégal, ces deux réunions ont connu la présence des représentants de la CEDEAO, de la CEN-SAD, de l'Union africaine et des Nations unies.

Pana 21/02/2014