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Renforcer les structures universitaires en Libye

Le ministère libyen de l'Enseignement supérieur a mis en place un plan de renforcement et de développement des structures universitaires et des grandes écoles dans les différentes région du pays.


Cette mesure a été discutée et arrêtée par la commission de l'Enseignement supérieur du Congrès national général (CNG), la plus haute autorité du pays, lors de sa réunion hebdomadaire axée sur le plan de renforcement des structures universitaires du pays.

Les universités et les différentes structures de l'Enseignement supérieur en Libye ont souffert durant plusieurs années de nombreuses difficultés à cause de l'absence de politiques d'enseignement claires et par la faute d'intervention des comités révolutionnaires dans le fonctionnement de ces structures.

Cette situation a eu pour conséquence l'existence, à grande échelle, de tricheries dans les examens et la formation des étudiants sans tenir compte des besoins du marché des emplois.

La commission du CNG a appelé le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à accélérer l'octroi de bourses aux étudiants et étudiantes libyens qui poursuivent leurs études à l'étranger.

La commission aussi s'est penchée sur le projet de budget présenté par le ministère de l'Enseignement supérieur au CNG dans le cadre du projet de budget global de l'année 2013.

De son coté, la commission de l'Energie du Congrès a discuté du plan des deux ministères chargé respectivement du pétrole et de l'électricité, présenté au Congrès et comportant plusieurs projets vitaux.

Selon des sources autorisées, parmi ces projets figure celui relatif à la construction de nouvelles stations gazières pour la production de l'électricité dont la demande augmente de plus en plus dans le pays et des hydrocarbures, notamment de l'essence.

Plus de la moitié de la consommation de la Libye en essence est importée pour un pays producteur du pétrole.

La commission de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie s'est, pour sa part, penchée sur les mécanismes permettant l'exécution des politiques industrielles efficaces à travers de la révision des lois législatives relatives au secteur de l'industrie libyenne.

La commission a mis un accent particulier sur la nécessité de doter des régions industrielles du pays des lois immuables afin de préparer et lancer des projets qui contribuent à redynamiser le secteur de l'industrie et partant de relancer l'économie par la création d'un climat favorable pour inciter les investisseurs locaux et étrangers.

Les membres de la commission du Congrès des Affaires sanitaires ont, pour leur part, énuméré les difficultés auxquelles les comités médicaux chargés de déterminer les soins nécessitant des évacuations à l'étranger sont confrontées.

A cet égard, des dépassements financiers ont été faits par certains comités, entraînant des pertes financières énormes pour l'Etat, ont constaté les membres de la commission qui ont décidé par ailleurs de la création de comités régionaux pour assurer la couverture médicale aux habitants des villes intérieures et ainsi mettre fin à la centralisation.

La commission a aussi décidé de convoquer le ministre de la Santé pour l'auditionner sur le plan qu'il a mis en place pour l'année 2013 et pour discuter du projet de budget de son département dans le cadre du budget de l'Etat.

Le Congrès national général et ses commissions tiennent leur travaux dans une salle louée dans un hôtel de la place à cause du sit-in organisé par de nombreux blessés de la guerre qui a fait tomber l'ancien régime en 2011, dans les salles du Congrès situé à la forêt classée de 'Nasr' à Tripoli.

Les contestataires refusent d'évacuer les salles pour exiger la satisfaction de leurs droits relatifs à des soins dont la majorité parmi eux ont déjà bénéficié.

Parmi leurs revendications figurent l'obtention de salaires fixes, des voitures et des maisons.

Le gouvernement libyen avait accepté de satisfaire à ces revendications et un accord avait été trouvé entre les deux parties.

Il a été paraphé, la semaine dernière, par les représentants des protestataires et le vice-Premier ministre, Abdel Salam al-Kady, en présence du membre du Congrès, Abdelrahaman  al-Chatri, qui avait dirigé les négociations, mais ils sont par la suite revenu sur l'accord et continuent d'occuper les locaux du congrès.

Pana 22/02/2013