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Faune: Les requins risquent de disparaître

Les requins pourraient disparaitre de la sous-région si des mesures conservatoires ne sont pas prises. C'est en tout cas l'avis de certains experts en atelier de préparation de la 16ème Conférence des Parties à la Cites du 3 au 14 mars à Bangkok, en Thaïlande.


En prélude à la 16ème Conférence des Parties à la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore menacés d'extinction) qui aura lieu du 3 au 14 mars prochain à Bangkok (Thaïlande), une réunion préparatoire s'est tenue mercredi dernier. C'était à l'initiative de la Commission sous-régionale des pêches (Csrp), en collaboration avec Wetlands Conservation Society et sa Coalition Cites 7, l'Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn) et le Partenariat régional pour la conservation de la zone marine et côtière en Afrique de l'Ouest (Prcm).

Les réflexions ont porté sur l'inscription des requins dans l'annexe II de la Cites. Cette dernière comprend la liste des espèces qui, bien que n'étant pas nécessairement menacées d'extinction actuellement, pourraient le devenir si leur commerce n'est pas étroitement contrôlé. « Depuis 2005, nous travaillons sur les aspects de conservation et les systèmes de prédation des requins. Aujourd'hui, nous avons eu beaucoup de données.

Il faut maintenant mettre ces résultats à profit pour prendre des mesures de conservation », a estimé le Dr Mika Diop, coordonnateur du programme de conservation des requins à la Commission sous-régionale des pêches (Csrp). La Cop 16 sera l'occasion de mettre certaines espèces de la sous-région dans les annexes I ou II de la Cites. Ce qui permettra de contrôler leur commerce. « L'étape où nous sommes en ce moment consiste à prendre des mesures de conservation qui vont être proposées à Bangkok », a-t-il ajouté.

Des propositions d'inscription de 5 espèces de requins ont été émises par des Etats membres avec l'adoption d'une résolution lors de la réunion de conférence des ministres de la Csrp en 2012 à Conakry.

Ces espèces pour lesquelles la pêche constitue la principale source de pression et de menace apparaissent toutes sur la liste rouge de l'Uicn, avec des statuts variant de « vulnérable » à « menacé » à l'échelle globale, et à « en danger critique d'extinction » pour la région.

Dans son discours d'ouverture, le président de la Commission sous-régionale des pêches a lancé un appel aux différents pays membres pour mettre en application les résolutions et les mesures d'aménagement. « Des textes bien élaborés, il en existe. La plus grande difficulté est leur mise en application », a-t-il indiqué. Il a aussi demandé à ce qu'il y ait une approche régionale parce que, a-t-il pensé, c'est elle seule qui permettra d'atteindre les objectifs fixés au niveau international.

Par Ndiol Maka Seck

Le Soleil/20/02/2013