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Ven07252014

Last updateVen, 25 Juil 2014 5pm

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Crise socio-politique au Bénin

Appel au dialogue des femmes leaders pour résorber la crise socio-politique au Bénin - Le Baromètre des femmes pour la démocratie et le développement (BFDD), un creuset de femmes leaders ayant occupé des postes de responsabilité depuis l’indépendance au Bénin, invite les protagonistes de la fronde sociale et de la crise politique au dialogue, en vue de 'sauver la démocratie béninoise'.

Dans une déclaration publiée à Cotonou, ces femmes lancent aux travailleurs et aux associations syndicales, 'le vibrant appel patriotique à maintenir leur disponibilité et ouverture au dialogue et à préserver la vie des citoyens et les chances du développement national, tout en restant inflexibles en ce qui concerne la défense des droits et libertés publics consacrés par la Constitution'.

Elles appellent les ministres et les conseillers techniques du chef de l’Etat à tous les niveaux, à le servir loyalement, en lui disant la vérité sur la situation réelle du pays, même si cela devait leur coûter leur poste et en lui apportant tous les éclairages techniques pour une solution juste des problèmes qui se posent.

Les présidents des institutions de la République sont invités à ne jamais perdre de vue la mission spécifique de leurs institutions qui, indépendantes les unes des autres, 'doivent assurer l’équilibre des pouvoirs et l’harmonie au sein de la République'.

Quant au président de la République, les femmes du BFDD, lui demandent 'de ne pas perdre de vue qu’il est le président de tous les Béninois, aussi bien de ceux qui sont de sa mouvance politique, que de ceux qui sont dans l’opposition; de ceux qui louent et soutiennent sa vision et son action que de ceux qui lui réservent les critiques les plus acerbes'.

Pour ces militantes de la démocratie, les violences policières exercées contre les travailleurs et leurs responsables syndicaux le 27 décembre derniers (qui sont à l'origine du mot d'ordre de grève lancé par les centrales syndicales), constituent une violation flagrante des droits et libertés des citoyens consacrés par la Constitution béninoise.

Depuis le 7 janvier dernier, rappelle-t-on, l’administration béninoise est paralysée par une grève générale suite à la répression, le 27 décembre dernier, d’une marche pacifique organisée par les centrales syndicales pour protester contre la privation des libertés fondamentales.

Quelques semaines plus tôt, deux secteurs-clé, la Justice et la Santé, avaient déjà entamé un débrayage de 72 h par semaine.

Les magistrats, eux, sont passés à 5 jours de débrayage par semaine et les praticiens hospitaliers menaçaient de provoquer, dès lundi dernier, une paralysie totale du secteur avec l’opération 'hôpitaux morts'.

Ce mot d’ordre a été repoussé de 10 jours avec la médiation du président de l’Assemblée nationale. Quant au dialogue social entre le gouvernement et les centrales syndicales, trois rencontres ont été déjà organisées sans issue, les deux parties campant sur leurs positions.

Pana 20/02/2014