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Libye: Un ultimatum de cinq heures au Parlement

Des chefs de la brigade des gardes frontières donnent un ultimatum de cinq heures au Parlement pour 'remettre le pouvoir au peuple' - Les chefs de la première brigade des gardes frontières connue sous le nom de 'Qaaqaa' ont donné au Parlement ce mardi, cinq heures pour 'remettre le pouvoir au peuple qui doit déterminer sa voie et préciser ses directives', indique un communiqué lu par l'un des chefs de la brigade sur plusieurs écrans de télévision.

'Chacun des membres du Congrès qui reste à son poste sera considéré comme un auteur de la confiscation du pouvoir contre la volonté des Libyens qui ne veulent plus de ce congrès; il sera une cible pour nous, arrêté et jugé pour des chefs d'accusation de complot contre les Libyens, de vol de leurs biens et de trahison ', note le communiqué.

'Les Frères musulmans et groupes idéologiques et extrémistes sont responsables des problèmes du pays', souligne le communiqué.

'Nous ne sommes pas à la recherche du pouvoir, mais des Fidèles à nos frères et camarades martyrs et à ce pays', ajoute-t-il.

'Nous serons les protecteurs, avec tous les moyens dont nous disposons, de ce pays jusqu'à ce qu'il soit débout avec ses institutions militaires et sécuritaires', souligne encore le texte qui affirme qu'après la fin de l'ultimatum 'chacun porte la responsabilité de cette nation et nous demandons au peuple libyen de rester à côté de la vérité dans le nettoyage du pays, car il est, après Dieu, le garant de la légalité'.

Réagissant à cet ultimatum, le président du Congrès national général, (la plus haute autorité politique et législative du pays), Nouri Abousehamein, a affirmé dans un communiqué publié un jour après la célébration du troisième anniversaire de la révolution du 17 février, avoir suivi les déclarations des chefs de la brigade des gardes frontières 'Qaaqaa', qualifiant leur démarche de 'coup d'Etat contre les institutions légales choisies par le peuple libyen dans le cadre d'élections transparentes et régulières contrôlées par le monde entier'.

Le communiqué du congrès lu par son président lors d'une séance tenue mardi soir, a vigoureusement dénoncé et réfuté totalement les déclarations de ces chefs d'ex-rebelles, estimant qu'il s'agissait d'un 'coup d'Etat contre les institutions étatiques légales'.

'Le processus politique pacifique en Libye et l'alternance du pouvoir par des mécanismes pacifiques est l'unique choix' pour le pays, a-t-il ajouté, affirmant avoir donné les instructions nécessaires pour la prise de mesures contre le groupe auteur du communiqué.

Il a aussi affirmé avoir reçu les assurances de l'état-major de l'armée et des unités d'ex-rebelles pour protéger et défendre la légalité.

'Nous ne permettrons des affrontements internes ou l'effusion du sang libyen', a encore dit Abousehamein, appelant le peuple à réagir avec fermeté contre de tels 'dépassements dangereux pour défendre ses acquis politiques'.

Pana 19/02/2014