Les fonctionnaires au Malawi menacent de bloquer les aéroports et de manifester devant la présidence - Les fonctionnaires du Malawi, en grève pour exiger une hausse salariale de 67%, ont menacé de bloquer les différents aéroports du pays si le gouvernement ne satisfait pas leurs revendications.
Ce dernier assure n'avoir pas d'argent pour satisfaire leurs demandes.
'Si le gouvernement ne répond pas positivement à nos demandes, les travailleurs de l'aviation civile se joindront à la grève, ce qui veut dire que tous les aéroports seront fermés', a averti ce mardi Eliah Kamphinda Banda, le président du Syndicat du service public (CSTU).
Les fonctionnaires sont en grève pour dénoncer le coût élevé de la vie causé par une dévaluation de 49% de la monnaie nationale, le kwacha, en mai dernier. Toutefois, le gouvernement a accordé l'année dernière aux travailleurs du service public une hausse salariale de 21 à 46%.
Selon Eliah Banda, à cause de la dévaluation de 67% du Kwacha, cette majoration est insignifiante.
Au contraire, 'nous survivons difficilement', a-t-il dénoncé.
La grève avait démarré lentement la semaine dernière avec uniquement les fonctionnaires gouvernementaux de Capital Hill, le siège du gouvernement à Lilongwe, la capitale. Mais à ce jour, mardi, elle s'est propagée aux enseignants. Les infirmiers ont également prévenu qu'ils s'associaient au mouvement.
D'après Eliah Banda, les fonctionnaires en grève organiseront mercredi une marche vers la présidence et le siège du gouvernement à Lilongwe pour remettre une pétition à la présidente Joyce Banda.
'Nous ne cèderons pas tant qu'on ne nous donnera pas notre dû', a-t-il assuré.
Le ministre des Finances, Ken Lipenga, a fait savoir que le gouvernement n'a pas les moyens de satisfaire les revendications des grévistes.
Cette grève est un autre test pour la présidente Banda qui a accédé au pouvoir après le décès brutal du président Mutharika en avril dernier, d'un arrêt cardiaque.
En janvier, les Malawites, sous la houlette de l'Association des consommateurs du Malawi, étaient également descendus dans les rues pour protester contre cette même dévaluation du Kwacha.
Pana 20/02/2013