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Loi sur l'exclusion de la vie politique en Libye

Le Congrès national général libyen se penche ce mardi sur la loi sur l'exclusion de la vie politique - L'organisme de coordination libyenne sur l'exclusion politique a annoncé que le Congrès national général (la plus haute autorité de la Libye) va voter ce mardi la loi excluant certaines personnalités  de la vie politique.


Dans un communiqué repris par la presse locale, la structure a lancé un appel à tous les Libyens, aux familles des prisonniers, des martyrs, des blessés et des prisonniers politiques a soutenir le vote de cette loi controversée, mais dont la commission estime être 'l'un des fondements immuables de la Révolution du 17 février'.

Le mois dernier, le Congrès national général (CNG) avait  adopté, à l'issue d'une séance houleuse, le principe d'instituer une loi excluant de la vie politique les anciens responsables du régime de Kadhafi qui avait dirigé le pays pendant 41 ans dans un système où n’existaient pas d'organisations politiques, syndicales encore moins de structures relevant de la société civile, rappelle-t-on.

Des revendications, soutenues par des formations politiques et des unités armées des ex-rebelles, avaient demandé l'accélération de la procédure d'adoption de la loi qui a été à l'origine d'un large débat dans l'opinion publique libyenne divisée entre pour et contre.

L'ex-Conseil national de transition (qui avait dirigé le pays pendant la période de transition après la chute de Kadhafi), avait mis en place l'organisme de l'intégrité et de patriotisme qui s'était penché sur le dossier des candidats au Congrès national général ou pour les postes de ministres dans les gouvernements précédents et actuels, rappelle-t-on.

Le texte du projet de loi qui sera soumis à l'approbation des députés est essentiellement d'empêcher les dignitaires de l'ancien régime, leurs collaborateurs, ceux qui sont impliqués dans des crimes de sang ou de torture ou encore dans des actes de corruption financière et administrative de mener des activités politiques, administratives, de se présenter à des élections et de détenir des postes de responsabilité dans des structures administratives, financières dans tous les secteurs de la vie publique.

En outre, la loi prévoit que ceux qui sont visés par le texte ne peuvent non plus diriger des sociétés et des structures civiles, sécuritaires, militaires et de toutes les structures relevant du domaine public.

Ils ne seront pas habilités à créer des partis politiques, des organisations de la société civile, des syndicats, des clubs ou d'en être membres.

Un large débat, sur la durée de l'application de la loi est actuellement en cours dans l'opinion publique libyenne, au niveau des partis, des organisations de la société civile et des organisations des droits de l'homme, même si toutes les parties prenantes estiment que la loi ne doit pas viser des personnalités et organisations précises.

Pana 20/02/2013