Après une marche autorisée, l'opposition guinéenne appelle, mardi, à une ville morte en Guinée - Les organisateurs en Guinée de 'la marche pacifique' de ce lundi, qui a pris fin en début d’après-midi à l’Esplanade du Palais du Peuple (Assemblée nationale), ont galvanisé leurs militants qu’ils ont estimé à environ 20.000, à observer, mardi, 'la journée ville morte'.
Les leaders du collectif pour la finalisation de la transition, de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) et du Club des républicains (CDR) ont remis au goût du jour leurs revendications portant sur le départ de la société sud-africaine 'Waymark' en charge de l’établissement du fichier électoral et le vote des Guinéens de l’étranger aux prochaines législatives, prévues le 12 mai prochain.
Ils ont menacé de manifester prochainement à la 'Place des Martyrs', à quelques dizaines de mètres de la présidence de la République, avec pour objectif 'le départ du président Alpha Condé' si le gouvernement ne prend pas en compte leurs revendications avant d’accuser le régime d’utiliser le communautarisme et le népotisme comme mode de gouvernance.
Selon un second bilan officiel établi à 16h GMT, un communiqué publié par le gouvernement assure qu’aucun incident majeur n’a été signalé pendant la journée.
'La Guinée vient de démontrer qu’il est possible de manifester pacifiquement. C’est un nouveau test réussi pour notre jeune démocratie', a déclaré M. Damantang Albert Camara, porte-parole du gouvernement et ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Emploi.
Le gouvernement avait anticipé en déployant un dispositif de sécurité constitué de 4.000 hommes, dont 1.500 policiers et 2.500 gendarmes, chargés d’assurer la protection des populations civiles et leurs biens.
'Aucun incident majeur n’a été observé à Conakry comme sur l’ensemble du territoire. En marge de la marche, des barricades non prévues ont été signalées dans la haute banlieue de la capitale, et des propos désobligeants ont été rapportés. Par ailleurs, la consigne relative à l’occupation d’un seul côté de l’autoroute n’a pas été respectée', a dénoncé le porte-parole du gouvernement.
A part les localités de Pita, Dalaba, Labé et Mamou (Moyenne Guinée), fief du leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Dalien Diallo , indique-t-on, où la marche a eu lieu sans incident, les autres grandes villes, notamment Boké, Kindia (Guinée maritime), Kankan (Est), Nzérékoré et Yomou (Sud) sont restées calmes.
Pana 19/02/2013