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Anniversaire de la Révolution du 17 février en Libye

La Libye a commémoré dans la liesse l'anniversaire de la Révolution du 17 février - Les Libyens ont commémoré dimanche dans la joie le deuxième anniversaire de l'insurrection populaire du 17 février 2011 qui a mis fin à plus de quarante de régime du colonel Mouamar Kadhafi, a constaté la PANA sur place.


Les festivités ont démarré vendredi, marquées par une parade de l'armée de l'air libyenne, des explosions de pétards et des chants à la gloire de la Révolution, et ont atteint leur paroxysme dimanche à la place des martyrs de Tripoli et à la place Tahrir (Libération) de Benghazi, deuxième ville du pays et point de départ de l'insurrection populaire.

Toutes les festivités se sont déroulées dans le calme, les autorités ayant pris des mesures de sécurité drastiques, suite aux menaces de déstabilisation des tenants de l'ancien régime et des déclarations de forces politiques et de groupes armés exprimant leur volonté d'organiser des manifestations pour exiger la révision de la Révolution.

Le plan mis en place par le ministère de l'Intérieur, en collaboration avec le ministère de la Défense, l'état-major des armées et des forces 'du bouclier de la Libye', composées essentiellement d'ex-rebelles, a permis de sécuriser les festivités en positionnant les forces de l'ordre aux entrées et sorties des villes et autour des sites sensibles.

A l'occasion de ces festivités, le président du Conseil national général (CNG), Mohamed Al-Mégreyef, la plus haute autorité du pays, a rendu hommage au sacrifice des martyrs, des blessés, des prisonniers et des disparus.

Il a invité ses compatriotes à ne pas avoir peur face aux tentatives des nostalgiques de l'ancien régime de déstabiliser le pays, indiquant que le Congrès travaillait quotidiennement pour extirper les mauvaises racines laissées à l'intérieur des institutions de l'Etat.

'Tout le monde sait qu'il existe des groupes qui travaillent pour éteindre la flamme de la Révolution. Ils se comportent comme si la Révolution n'avait pas eu lieu', a dit M. Al-Mégréyef, citant comme exemples, la libération sans jugement des dignitaires de l'ancien régime, la présence de certains parmi eux à la tête des représentations diplomatiques et la marginalisation des ex-rebelles.

Il a promis à ses compatriotes de pousser le gouvernement à améliorer leur niveau de vie et de développer le pays grâce aux richesses dont Dieu l'a dotées.

Il a expliqué que le Congrès était parfois obligé d'intervenir dans des affaires réservées à l'exécutif afin de faire face au vide politique né de la passation de services entre le gouvernement de transition et le gouvernement provisoire.

Le président du CNG a reconnu que tout n'était pas parfait dans le travail des nouvelles autorités et réaffirmé son engagement à respecter les dates annoncées pour la proclamation de la Constitution provisoire du pays afin de permettre une transition de l’étape de la Révolution vers celle de la construction des institutions d'un Etat de droit.

Il a également réaffirmé que l'Islam était la religion de l'Etat et constituait la source principale de la Charia'.

Selon lui, la Commission des 60 chargée d'établir la Constitution prendra ne promulguera jamais des lois contraires à la Charia.

Mohamed Al-Mégréyef a annoncé pour cette année beaucoup de réalisations concrètes, la première priorité étant la mise en place du budget annuel et la loi sur la justice de transition et la réconciliation nationale.

Pour réaliser ces objectifs, il faudra, selon lui, combattre à travers une communication libre et transparente ceux qui ont des projets privés loin de l'intérêt national.

Parlant aux ex-rebelles, il leur a demandé d'éliminer l'anarchie et insisté sur la nécessité de combattre la violence, l'extrémisme, le racisme, le régionalisme et le séparatisme.

Selon lui, il appartient aux libyens de veiller à l'unité nationale du pays.

'Nous ne pouvons pas imaginer la construction du pays sans la stabilité de la situation sécuritaire', a notamment dit M. Al-Mégréyf, assurant à la communauté internationale que la Libye ne sera pas une source du terrorisme.

Il a enfin lancé un appel aux réfugiés libyens, éloignés du pays à cause de la Révolution, à regagner la Libye pour participer à sa construction.

Pour sa part, le Premier ministre, Ali Zeidan, a prié pour les martyrs qui ont combattu 'le despotisme'.

Ali Zeidan a réaffirmé l'engagement de son gouvernement à veiller sur la souveraineté de la nation, son indépendance, sa stabilité et son développement.

Il a promis de prendre toutes mesures pour mettre fin à la politique de centralisation et à la marginalisation pour réaliser l'unité nationale.

Pana 19/02/2013