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Sam09202014

Last updateSam, 20 Sep 2014 8am

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L’arrêté à l’origine de la grève générale annulé au Bénin

Cotonou, Bénin - Le préfet des départements de l’Atlantique et du Littoral, Placide Azandé a annulé l’arrêté d’août 2012 portant mesures sécuritaires exceptionnelles, et à l’origine de la grève générale observée depuis le 7 janvier dernier dans l’administration publique béninoise.

Dans un communiqué publié, ce samedi dans la soirée, M. Azandé dont les syndicalistes réclament la démission comme préalable à toute négociation, déclare qu’ « en raison de la décrispation de la tension sociale enregistrée, l’arrêté du 07 août 2012 portant mesures sécuritaires exceptionnelles dans les départements de l’Atlantique et du Littoral au regard des menaces de troubles à l’ordre public est retiré ».

Cet arrêté, rappelle-t-on, permet au préfet, autorité de tutelle du maire, d’annuler une manifestation autorisée par celui-ci, conformément à la loi sur la décentralisation.

Le 27 décembre dernier, le préfet Azandé s’était fondé sur cet arrêté pour interdire la marche pacifique organisée par les centrales syndicales pour protester contre la privation des libertés fondamentales.

Cette marche autorisée la veille par le maire et interdite le jour même par le préfet, avait été réprimée par les forces de l’ordre, faisant 18 blessés dont des secrétaires généraux des centrales syndicales.

Pour protester contre cette répression, les centrales syndicales ont, au départ, entamé depuis le 7 janvier, un débrayage systématique de 48 h par semaine porté ensuite à 72 h avec les défalcations sur les salaires du mois de janvier.

Quelques semaines plus tôt, deux secteurs clés, la justice et la santé avait déjà entamé un débrayage de 72 h par semaine.

Les magistrats eux, sont passés à 5 jours de débrayage par semaine et les praticiens hospitaliers menaçaient de provoquer, dès lundi dernier, une paralysie totale du secteur avec l’opération « hôpitaux morts ».

Ce mot d’ordre a été repoussé de 10 jours avec la médiation du président de l’Assemblée nationale. Quant au dialogue social entre le gouvernement et les centrales syndicales, trois rencontres ont été déjà organisées sans issue, les deux parties campant sur leurs positions.

Pana 16/02/2014