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Liberté provisoire pour Olivier Poko Amah au Togo

La Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Lomé, après plusieurs reports, a prononcé, ce vendredi, son délibéré, accordant la mise en liberté provisoire à l’ancien officier de la gendarmerie, Olivier Poko Amah, mais le contraint de demeurer sous contrôle judiciaire, a appris la PANA de sources judiciaires.

Bénéficiant d'une liberté provisoire après 9 mois de détention, M. Olivier Poko Amah, rappelle-t-on, avait été interpellé en mai dernier pour « incitation de l’armée à la révolte », suite à des propos tenus au cours d'une émission sur la radio 'Légende FM'.

Il lui était reproché d’avoir, au cours d'une interview qu’il a accordée à la Radio Légende FM, le mercredi 22 mai 2013, déclaré que « comme en 1966, les Forces armées togolaises doivent prendre leurs responsabilités pour jouer un rôle d’arbitre afin de pousser le Chef de l’Etat actuel à dialoguer avec son opposition ».

Convoqué à cet effet le lundi 27 mai dernier, le chef d’escadron, Olivier Poko Amah, qui a été présenté devant un juge d’instruction, a été placé sous mandat de dépôt à la prison civile de Lomé.

Quelques jours après son interpellation, il a été transféré à la prison de Mango, au Nord du pays, réputée pour la sévérité de ses geôliers, avant d’être transféré à Atakpamé, ville située à environ 180 km au nord de Lomé.

Face à cette situation, ses avocats se sont battus des pieds et des mains en multipliant des actions pour le faire sortir de prison, craignant pour sa vie.

Cet ancien officier supérieur de la gendarmerie, rappelle-t-on, avait été accusé, une première fois, d'être mêlé à l’affaire de tentative de déstabilisation du régime de Faure Essozimna Gnassingbé par son frère Kpatcha Gnassingbé en 2009.

Relaxé sur ce dossier pour faute de preuves par la justice après enquête, M. Amah a créé, après sa libération, l’Association des victimes de la Torture au Togo (ASVITTO) qui dénonce les dérives du régime en place.

Président  de l’Association des victimes de la Torture au Togo (ASVITTO), M. Amah est également membre du Collectif «Sauvons le Togo» (CST).

Pana 15/02/2014