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Prix du carburant en hausse au Ghana

Les nouveaux prix du carburant au Ghana, portant une hausse de l'ordre de 15 à 20 pour cent, entreront en vigueur ce dimanche, selon un communiqué  du directeur général  de l'autorité nationale chargée du pétrole (National Petroleum Authority, NPA), M. Alex Mould.


Selon le communiqué de la NPA,  le pétrole sera vendu à 2,0496 cédis ghanéens le litre (environ 540 francs CFA), par rapport au précédent prix de 1,5 cédi (environ 410 francs CFA)

'Le prix indicatif maximum pour le litre d'essence est de 2,0496 cédis ghanéens et le prix indicatif maximum pour le litre de diesel sera de 2,0683 cédis ghanéens (9,31 cédis ghanéens le gallon)', indique le communiqué.

Le prix du kérosène va augmenter de 15 pour cent et va atteindre 1,0465 cedi ghanéen le litre (environ 276 francs CFA), tandis que le gaz de pétrole liquéfié (Liquefied Petroleum Gas, LPG) connait une hausse de 50 pour cent et se vendra à 194,85 cédis ghanéens le litre ou 24,36 cédis ghanéens la bouteille de 12,5 kg (environ 6.450 francs CFA la bouteille).

Le communiqué indique que les nouveaux prix sont fonction des cours du pétrole brut qui s'élèvent à 116,00  dollars américains le baril et du taux de change de 1,89 cédi ghanéens pour 1 dollar américain.

'Les chiffres ci-dessus mentionnés indiquent que le gouvernement a maintenu certaines subventions sur les prix des produits pétroliers', indique le communiqué.

La Banque centrale (Central Bank) et la NPA, ainsi que plusieurs personnes ont exigé l'annulation des subventions, mais cette proposition a rencontré la résistance d'autres qui ont déclaré que la hausse des prix du carburant va aggraver la situation des populations pauvres.

La Banque du Ghana (Bank of Ghana, BoG) a affirmé la semaine dernière la nécessité pour le gouvernement de lever les subventions, afin de maintenir les acquis économiques déjà atteints.

Elle affirme que les subventions élevées sur le carburant ne sont pas viables et constituent un risque pour l'économie et déclare que la pression relative aux subventions sur le carburant, les accords sur les salaires et les services pourraient avoir comme effet de contrecarrer les acquis réalisés dans la stabilité macroéconomique.

Le directeur par intérim de la BoG, le Dr Henry Kofi Wampah, avait déclaré l'année dernière que le  gouvernement avait dépensé près de 1,2 milliard de cédis ghanéens pour subventionner le carburant et que ce montant devrait passer à 2,4 milliards de cédis cette année si elles ne sont pas annulées.

Cela, associé à l'énorme masse salariale de 7,5 milliards de cédis ghanéens contrairement à l'objectif fixé à 5,6 milliard de cédis, constitue un grand problème pour l'économie du pays.

Pana 18/02/2013