Le président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Ouédraogo, a invité toutes les parties concernées à jouer leur rôle pour le rétablissement rapide de l'ordre constitutionnel et de la démocratie en Guinée Bissau, indique un communiqué publié jeudi à Abuja.
En recevant une délégation de ministres bissau-guinéens et le chef de la Mission de la CEDEAO en Guinée-Bissau (ECOMIB), le colonel Gnibanga Barro, mardi à Abuja, la capitale du Nigeria, il a préconisé l'application urgente de la feuille de route pour la transition politique, avec, entre autres, la tenue d'élections libres, justes, transparentes et crédibles dans le pays.
Il a également souligné la nécessité d'accélérer la réforme du secteur de la sécurité et de la défense avec le soutien de la CEDEAO, ajoutant que la CEDEAO et les autres partenaires comme l'Union africaine, l'UE, l'ONU et la CPLP (Communauté des pays lusophones), soutenaient totalement les efforts pour mettre fin à la crise en Guinée-Bissau.
La CEDEAO et ces quatre organisations doivent envoyer une mission conjointe dans ce pays ce mois-ci pour passer en revue la situation sur le terrain.
L'ECOMIB a été déployée en Guinée-Bissau en mars 2012, dans le cadre d'un Accord de Mission et d'un Protocole d'Accord sur l'application de la feuille de route pour le programme de réforme du secteur de la sécurité et de la défense, signé entre ce pays et la CEDEAO, quand M. Ouédraogo s'y est rendu en novembre 2012.
Avec plus de 600 soldats et policiers du Burkina Faso, du Nigeria et du Sénégal, l'ECOMIB est chargée d'assurer la sécurité des organes de transition en Guinée-Bissau, à la place des 600 soldats angolais déployés en mars 2011.
Le mandat initial de six mois de cette Mission, qui a expiré le 17 novembre 2012, a été prorogé de six mois.
Pana 16/02/2013