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Centrafrique: Le MINUCA condamne la dernière vague de violences

New York, Etats-Unis - Le chef du Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA), le général Babacar Gaye, a condamné lundi la récente vague de violences dans la capitale centrafricaine, Bangui.


Dans un communiqué de l'ONU obtenu par la PANA à New York, M. Gaye  condamne le meurtre d'un membre du Conseil national de transition, M. Jean- Emmanuel Ndjaroua , par des assaillants armés non-identifiés et demande que les  auteurs soient traduits en justice.

Il juge également la dernière série de violences 'inutiles et aveugles,  qui crée un climat de peur et favorise l'émergence d'actes de banditisme'.

Le général Gaye, qui est également le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, exhorte les autorités à établir une chaîne pénale fonctionnelle, pour traduire en justice les responsables de ces crimes et mettre ainsi fin à l’impunité, tout en réitérant l'appel du Conseil de sécurité des Nations unies aux groupes armés, afin qu'ils déposent immédiatement les armes.

' Ce n'est que dans une République centrafricaine stable où les communautés sont réconciliées, que tout le monde va trouver un moyen démocratique pour satisfaire ses revendications légitimes ', affirme-t-il.

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, soutenu par l’Office  des droits de l' Homme de l’ONU et d'autres entités des Nations unies, décrit la souffrance humaine dans ce pays comme «une crise ayant atteint des proportions épiques'.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a autorisé un nouvel élan international en faveur de la RCA, permettant aux troupes européennes de s'y déployer, pour une période initiale de six mois, en se joignant à la force de maintien de la paix, la MISCA,  dirigée par des Africains et des Français qui tentent de mettre fin à la spirale de la violence.

Le BINUCA est mandaté par le Conseil de sécurité de l'ONU pour soutenir la mise en œuvre du processus de transition, en accélérant le rétablissement de l'ordre constitutionnel et la mise en œuvre des accords de Libreville 2013 qui avaient abouti à un cessez-le feu temporaire et conduit également à la création d'un gouvernement d'union nationale dans lequel des personnalités de l'opposition avaient été nommées à des postes-clé.

Cependant, les rebelles estimant que le gouvernement n’avait pas respecté ses engagements avaient repris les hostilités, entraînant des milliers de personnes tuées dans des violences communautaires.

Pana 12/02/2014