Les études de réalisation du port sec de Ferké ont démarré - Le vendredi 08 février est à marquer d'une pierre blanche pour les populations des régions au nord de la Côte d'Ivoire, et particulièrement pour la ville de Ferkessédougou, chef-lieu de la région du Tchologo.
Leur rêve de voir construire un port sec dans leur région est en train de se réaliser. Et ce vendredi fut pour eux « un grand jour ». Car « il marque le début d'un processus qui sera exaltant et fructueux. C'est un jour qui marque le démarrage de l'étude de faisabilité du projet de port sec de Ferké. Il marque le début d'un grand investissement qui va produire du travail, des opportunités pour la région, restructurer son économie», a souligné Traoré Kalilou, le directeur de cabinet du ministre de l'Intégration africaine et des Ivoiriens de l'extérieur qui présidait cette cérémonie de présentation du projet de construction du port sec de Ferké.
Le choix de la région du Tchologo pour abriter le projet, a expliqué le représentant du ministre Ally Coulibaly, procède de la situation géographique de la région pour desservir les pays de l'hinterland et toutes les régions du nord du pays.
A cet atout naturel, il faut ajouter un atout économique, avec le chemin de fer et un atout humain, Ferké est une zone de brassage de populations qui vivent en harmonie. Tout cela fait de cette ville un carrefour commercial. Ce port, a-t-il conclu, « va permettre de désengorger celui d'Abidjan, de continuer à désenclaver les régions du nord et de rendre plus compétitive l'économie de la Côte d'Ivoire ».
Pour Mme Akouokou Sandrine, ingénieur des travaux publics au Bnetd qui présentait le projet, la construction de ce port sec va, d'une part, développer la région en luttant contre les disparités régionales et, d'autre part, redynamiser le transport ferroviaire et rendre encore plus compétitif le port d'Abidjan. Car, a-t-elle expliqué, ce port, outil d'intégration sous-régionale, était le principal débouché de nombreux pays sans littoral. Il représentait plus de 55 % des importations de ces pays. Aujourd'hui, il en assure seulement 22%. Cela est dû, a-t-elle précisé, à des difficultés en tout genre et à la crise qui ont détourné les pays comme le Mali, le Burkina Faso et le Niger vers les ports concurrents de Cotonou, Lomé, Tema et Dakar.
Outre la construction du port sec qui va permettre à Ferké de connaître un boom économique, ce projet va entraîner la construction, dans cette ville, d'un dépôt d'hydrocarbures, d'un abattoir régional et d'autres projets connexes. Avec ce projet, la Côte d'Ivoire rejoint d'autres pays africains qui possèdent déjà des ports secs, notamment le Burkina Faso, le Ghana, la Guinée, le Cameroun, le Gabon, le Kenya. Les études commencent avec cette journée du vendredi. Diakité Soualiho, le préfet de la région du Tchologo et le maire Traoré Lacina Kardosi ont salué ce grand projet et appelé la population à se mobiliser pour le voir aboutir.
Par Martial Niangoran
Fratmat.info/13/02/2013