Le Ministre libyen de l'Information apaise les craintes sur la liberté de la presse - Le ministre libyen de l'Information, Youssouf al-charif, a affirmé que son département reconstitué ne sera pas une menace sur la liberté d'expression et qu'il sera toujours aux côtés de la liberté d'informer.
Le ministre, qui a pris fonction il y a deux jours à la tête de ce département après l'adoption, par le Congrès national général, la plus haute autorité de la Libye, de sa nomination, a indiqué dans une déclaration faite à la presse que les craintes des Libyens par rapport à la création d'un ministère de l'Information sont légitimes et logiques à cause de l'expérience négative qu'a connue la Libye avec le ministère de l'Information qui a causé beaucoup de torts à tout le monde, notamment à ceux qui y travaillaient.
La plupart des acteurs de la presse privée qui a vu le jour en Libye après la révolution du 17 février, avaient refusé la création de ce département dans le gouvernement d'Ali Zeidan, mais d'autres professionnels de l'information et de la communication estiment, au contraire, que ce ministère est nécessaire à cette étape de transition afin de liquider l'héritage négatif de l'ancien régime, tout en faisant fonctionner ce département dans le cadre des nouvelles lois sur la liberté de la presse.
Le ministre de l'Information a salué les réalisations de la révolution du 17 février dont la plus importante est relative à la liberté d'expression et d'opinion entraînant une Libye libre.
Il a rassuré ceux qu'il a qualifiés de 'fâchés', de certaines pratiques en matière d'information après la révolution.
'Nous avons notre liberté d'expression et d'opinion', a-t-il dit, insistant sur le fait que le nouveau département ne sera pas un outil d'oppression ou qui cherchera à fermer la bouche aux gens, mais sera un soutien pour la liberté d'information.
Il a toutefois souligné que la mission de son département ne sera pas facile, mais qu'il va travailler avec tous les moyens à sa disposition pour écarter la peur qui pourrait animer certains.
Parmi ces missions, il a cité la nécessité d'organiser le secteur qui vit présentement une certaine anarchie.
'Nous pouvons dire que cela présente un mauvais visage, mais ce qui soulage, c'est que tout le monde peut s'exprimer librement', a-t-il ajouté.
Il a promis de corriger le fonctionnement du secteur de l'information en le mettant sur la bonne voie, sollicitant à cet égard, le soutien de tout le monde pour lui permettre de mener à bien ses missions, notamment des leaders d'opinion.
Pana 13/02/2013