Le porte-parole de l'UFC et conseiller politique de Gilchrist Olympio claque la porte du parti - Me Djovi Gally, avocat, ancien ministre, ex-porte-parole de l’Union des Forces de Changement (UFC) et conseiller politique de Gilchrist Olympio, confie à la PANA qu'il démissionne, estimant que « sa place n’est plus dans ce parti ».
« J’ai pris la décision de quitter le parti avec effet immédiat », écrit Djovi Gally, dans un communiqué rendu public ce mardi à Lomé, qui reproche à l’UFC de «s’accommoder avec complaisance de l’abandon des réformes constitutionnelles et institutionnelles, tout en faisant campagne pour l’organisation des élections législatives dans des conditions plus que suspectes ».
« Plus grave », ajoute Djovi Gally, « de renoncement en renoncement, d’abandon en abandon, l’UFC apparaît aujourd’hui comme une béquille du pouvoir RPT/UNIR (ndlr : Rassemblement du peuple togolais/Union pour la république) qui embastille sans scrupules les leaders de l’opposition démocratique ».
Avocat et militant des droits de l’homme, Djovi Gally, entré à l’UFC en 2008, avait déjà, le 12 août 2012, donné sa démission des responsabilités de porte-parole et conseiller politique pour « divergence politique fondamentale sur l’évaluation de l’Accord RPT-UFC du 26 mai 2010 ».
En effet, rappelle-t-on, en mai 2010, Gilchrist Olympio, farouche opposant au pouvoir de Lomé, décide de faire entrer son parti au gouvernement contre l’avis de tout le Bureau national. Le parti s’est scindé en deux : Olympio avec une poignée de militants conserve le parti et les membres boudeurs du Bureau créent l’Alliance nationale du Changement (ANC) dirigée par Jean-Pierre Fabre, ex-Secrétaire général de l’UFC.
Pana 13/02/2013