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Libye: Démission annoncée des membres du Congrès national général

La démission des membres du Parlement n'est pas légale, selon le porte-parole du CNG - La démission annoncée des membres du Congrès national général (CNG - Parlement) à travers les médias 'n'est pas conforme à la loi', a soutenu, samedi, le porte-parole du Parlement, Omar Hameidane, ajoutant qu' 'on ne peut pas se baser sur ces démissions'.

Des membres du Congrès national général, note-t-on, ont annoncé leur démission de l'instance à travers les médias à la suite des manifestations organisées, vendredi, dans les principales villes de la Libye en vue de protester contre une prolongation du mandat du CNG, signale-t-on.

'La présidence du CNG n'a reçu d'aucun de ses membres, une démission officielle', a martelé M. Hameidane, relevant que les démissionnaires peuvent à tout moment revenir sur leur décision.

Confirmant l'illégalité de ces démissions à travers les médias, un membre de la Commission de législation et des lois du CNG, Mahmoud Al-Gharyani a dit que la démission doit être présentée de façon officielle avant d'être lue devant les membres du CNG au cours d'une séance officielle.

M. Al-Gharyani a, par ailleurs, souligné que le Parlement 'ne peut pas accepter la démission d'un membre si elle n'est pas présentée officiellement et que tout membre qui s'absente des séances du Congrès, se verra appliquer les textes prévus par le règlement intérieur'.

A cet effet, il a expliqué que tout membre qui s'absente de huit séances successives sans autorisation, sera sanctionné financièrement par des rabats sur ses émoluments, alors que son renvoi de l’instance parlementaire sera soumis au vote, conformément à l'article 52 du règlement intérieur.

Des milliers de Libyens ont manifesté, vendredi, contre une prolongation du mandat du CNG, la plus haute instance politique, sur fond de craintes de débordements dans ce pays divisé qui peine à mettre fin à une période de transition, marquée par une attaque perpétrée, jeudi, contre le siège de l'état-major à Tripoli.

Les manifestations se sont déroulées de façon pacifique sans incident et ont été l'occasion pour les manifestants d'appeler à la dissolution du Congrès en scandant 'non à la prolongation' et à l'organisation d'élections générales.

Face à cette situation, le Premier ministre libyen, Ali Zeidan a appelé ses compatriotes à manifester pacifiquement, soulignant que 'tout peut se réaliser pacifiquement et par le dialogue'.

Le Congrès national général a été élu en juillet 2012 lors des premières élections libres, huit mois après la chute du régime de l'ex-dictateur Kadhafi, avec pour mandat de préparer l'élection de l'autorité constituante et organiser des élections générales dans un délai de 18 mois.

Le mandat du Congrès s'est achevé le 7 février dernier, selon le calendrier prévu par la déclaration constitutionnelle, sorte de mini-Constitution provisoire qui régit la transition post-Kadhafi.

Prorogeant, lundi dernier, son mandat jusqu'en décembre 2014, le Congrès a aussitôt procédé à des modifications constitutionnelles, en dépit des critiques des Libyens sur son incapacité d'instaurer la sécurité et de mettre fin à l'anarchie.

A cet effet, les citoyens et les partis politiques restent divisés. Certains estiment que le Congrès est responsable de tous les problèmes auxquels le pays est confronté, alors que d'autres défendent 'la légalité' et craignent un vide politique.

Pana 10/02/2014