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Guinée: Marche et journée ville morte au programme de l'opposition

L’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), le collectif des partis pour la finalisation de la transition et le Club des républicains (CDR), tous de l’opposition en Guinée, appellent leurs militants et sympathisants 'à se mobiliser massivement' pour participer à la marche, prévue mercredi, souligne une déclaration transmise à la PANA.


Les différentes entités politiques, qui exhortent par ailleurs leurs sympathisants à observer 'la journée, ville morte» jeudi sur toute l’étendue du territoire national, entendent manifester leur désapprobation, relative à la mise en place «d’une stratégie de fraudes à grande échelle' par le gouvernement dans la perspective des élections législatives, prévues le 12 mai prochain.

Les différents partis politiques, qui prédisent déjà 'un succès éclatant' à leurs manifestations estiment qu’avant de répondre à l’appel du président Alpha Condé à un dialogue en vue de dissiper les divergences et autres incompréhensions, ils maintiennent leur programme de manifestation sur toute l’étendue du territoire national où un deuil national de trois jours est observé depuis lundi.

Ils demandent au président Condé qui les avait convié à une rencontre, prévue ce mardi, de reporter la réunion à une date ultérieure, après le report, notifié lundi par les pouvoirs publics à cause du crash d’un cargo militaire guinéen, survenu le même jour, avec à son bord le chef d’état-major général des armées, le général de division Souleymane Kélèfa Diallo, et dix autres collègues qui ont péri non loin de l’aéroport de Monrovia (Liberia) où ils devaient participer à une manifestation de leurs homologues libériens.

Le collectif, l’ADP et le CDR souhaitent que le report de la réunion soit mis à profit pour 'la définition conjointe' d’un ordre du jour et d’un cadre de concertation plus restreint mettant en présence le pouvoir et l’opposition.

'En l’absence d’un ordre du jour et étant donné le nombre de participants -plus de 150- et dont certains n’ont aucune revendication, un tel forum n’offrira pas le cadre approprié de discussion des divergences qui opposent actuellement le pouvoir et l’opposition par rapport à l’organisation des élections législatives', souligne la déclaration.

Les partis politiques, qui disent avoir appris par voie de presse le communiqué les invitant à une rencontre avec le chef de l’Etat, assurent avoir toujours réclamé un dialogue structuré et responsable avec le pouvoir dans le but d’aplanir les divergences et de trouver par la concertation, le consensus indispensable à l’organisation d’élections transparentes et apaisées.

On rappelle que des manifestations autorisées de ces différents partis politiques ont provoqué plusieurs fois des destructions massives de biens publics et privés, des blessures graves des éléments des forces de l’ordre et des militants, ce qui avait incité les pouvoirs publics à se montrer déterminés à combattre la violence.

Pana 13/02/2013