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Situation politique en Libye

Un politologue optimiste quant à la situation politique en Libye - Un politologue congolais, James Kabangeley, a exprimé lundi à Paris son optimisme au sujet de l’évolution de la situation politique en Libye, estimant que le pays avait  moins de défis à relever que la Tunisie et l’Egypte.


«Si vous prenez les trois pays dits du printemps arabe, c’est en Libye que vous trouvez qu’il y a un cap, une orientation. Il est tout à fait clair que le pays s’est donné une orientation et une direction», a-t-il soutenu, à la veille d’une conférence internationale organisée à Paris en soutien à l’Etat de droit et à la justice en Libye.

Pour M. Kabangeley, chercheur au Laboratoire de langes et d’études africaines Cyberlab, basé  à Paris, les défis sécuritaires actuels en Libye sont à mesurer à l’aune des circonstances qui ont conduit à la chute du régime de Mouammar Kadhafi.

«A mon avis, les défis sécuritaires auraient même pu être plus graves. N’oublions pas que le pays sort d’une révolution populaire, avec différentes katibas [brigades] que seule la chute de Kadhafi a permis de fédérer. Je considère que l’actuelle équipe gouvernementale dirigée par le PM Ali Zeidan gère bien cette question sensible», a dit le politologue congolais.

Il a par ailleurs estimé que la communauté internationale devrait manifester sa solidarité avec la Libye, en lui permettant de récupérer les fonds placés en  Occident  par l’ancien régime et en mettant à sa disposition de l’expertise en matière de reconstruction.

«Le pays a quand même été laissé exsangue par plus de 40 ans de dictature ; il faut l’aider à récupérer la bagatelle de milliards planqués dans les banques occidentales. Il faut également l’aider à bâtir une armée et une police républicaines, un Etat de droit et un système politique pluraliste», a plaidé le politologue.

Plusieurs aspects soulevés par le politologue seront abordés mardi à Paris, lors d’une conférence de soutien à la construction de l’Etat de droit en Libye, co-présidée par le ministre libyen des Affaires étrangères, Mohamed Ahmed Abdelaziz et son homologue français,  Laurent Fabius.

Les représentants des Etats et des organisations internationales à la conférence de Paris tenteront d’identifier les meilleures pistes pour aider la Libye à se doter d’institutions judiciaires et de sécurité modernes et respectueuses de l’Etat de droit et de la démocratie.

Ils discuteront également de l’organisation de l’administration pénitentiaire, de la lutte contre la corruption, de la lutte contre la criminalité et de la construction de la nouvelle armée libyenne.

Le Premier ministre libyen, Ali Zeidan, discutera par ailleurs avec François Hollande de certains points abordés par la conférence de Paris,  lors de son entretien avec le président français  prévu mercredi  au palais de l’Elysée à Paris.

Pana 12/02/2013