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Last updateSam, 26 Juil 2014 12pm

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Réglementation sur les bureaux de change au Ghana

La Banque centrale du Ghana durcit la réglementation sur les bureaux de change - La Banque centrale du Ghana a renforcé le contrôle des activités des bureaux de change dans le cadre de mesures prises pour stabiliser le cedi, la monnaie locale, en chute libre depuis quelques semaines.

Dans une annonce parue dans les journaux locaux jeudi, dans le cadre des mesures annoncées pour le contrôle des opérations sur les comptes en devises et le rapatriement des recettes d’exportations, la Banque centrale a indiqué que les nouvelles directives visaient à 'moderniser et renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent'.

D’après la Banque, tous les bureaux de change devront informatiser leurs opérations en adoptant le logiciel certifié approuvé par elle d’ici le 30 avril 2014 et délivrer des reçus  électroniques pour toutes les transactions au format prescrit par cette dernière.

La délivrance de reçus manuels devra avoir cessé à la date du 30 avril 2014.

Tous les bureaux de change ont été invités à conserver des archives électroniques de tous leurs achats et ventes avec le nom du client, la date de la transaction, le montant acheté ou vendu et des preuves d’identité comme le passeport, la carte d’électeur, la carte d’identité nationale ou le permis de conduire.

'Tous les bureaux de change devront communiquer chaque mois à la Banque centrale le montant de leurs recettes enregistré par voie électronique avant le 05 du mois en cours et aucun reçu manuel ne sera accepté après le 30 avril', a indiqué la Banque centrale, en ajoutant qu’un bureau de change ne devra pas vendre ou acheter plus de 10.000 dollars ou son équivalent par transaction.

Le non respect de ces mesures sera passible de sanctions, comme des amendes et la suspension ou l’annulation de la licence, a-t-elle averti.

La Banque centrale a annoncé mercredi une série de mesures draconiennes pour mettre fin à la dépréciation de la monnaie ghanéenne, en révisant le mode d’exploitation des comptes en devises et le rapatriement des recettes par les exportateurs.

Un communiqué signé par Mme Caroline Otoo, Secrétaire de la Banque centrale du Ghana, daté du 04 février, indique que ces mesures ont pris effet immédiatement.

Dans le cadre de ces nouvelles mesures, aucun chèque ou carnet de chèques ne devra être délivré pour les paiements en devises, tandis que les retraits d’espèces de comptes en devises ne seront autorisés que pour des voyages à l’étranger et ne devront pas dépasser le montant de 10.000 dollars ou son équivalent en devises convertibles, par personne et par voyage.

La Banque centrale a ajouté que les bureaux de change agréés ne devaient pas mettre de devises pour gonfler le crédit des comptes étrangers de leurs clients et que les transferts d’un compte en devises à un autre n’étaient pas autorisés.

'Tous les transferts du Ghana vers des comptes étrangers doivent être assortis des documents appropriés', a-t-elle souligné.

La Banque centrale a indiqué que les devises achetées pour le règlement des factures des importations devront être déposées dans un compte sur marge tenu par elle au nom de l’importateur pour une période ne dépassant pas 30 jours.

'Aucune banque ne devra accorder un prêt en devises ou une facilité en devises à un client dont les activités ne constituent pas une source de devises'. 

La Banque centrale a expliqué que dans le cadre des mesures pour rationaliser la récupération et le rapatriement des recettes d’exportations par le Ghana, la loi stipulait que tous les exportateurs 'récupèrent et rapatrient toutes leurs recettes d’exportations sur les banques locales dans un délai de 60 jours après les expéditions'.

La Banque centrale a indiqué qu’après la réception des recettes d’exportations, la banque devrait, dans un délai de cinq jours ouvrables, convertir ces recettes en cedis du Ghana sur la base du Taux de change des devises interbancaire moyen en vigueur le jour de la conversion.

Elle a recommandé aux exportateurs titulaires de comptes de réserve de continuer à exploiter ces comptes conformément aux conventions de rétention, en ajoutant que les recettes déposées sur ces comptes et vendues aux banques devaient être converties en cedis sur la base du Taux interbancaire de change des devises en vigueur le jour de la conversion.

La Banque centrale a déclaré que les transactions en devises à l’étranger étaient strictement interdites aux sociétés résidentes ainsi qu’aux exportateurs.

De nombreux exportateurs sont accusés de refuser de rapatrier leurs recettes dans le pays et de préférer garder leur argent à l’étranger.

La monnaie locale a perdu environ 18 pour cent de sa valeur l’année dernière et sa tendance à la baisse se maintient cette année.

Le cedi ghanéen s’échange actuellement à 2,4 contre le dollar américain, malgré des interventions appuyées de la Banque centrale.

La demande en devises a continué à augmenter, dépréciant encore plus la monnaie locale.

Ce qui a entraîné une forte hausse des prix et une série de protestations de la part du public.

Le Ghana a introduit l’ouverture de comptes en devises et l’exploitation des bureaux de change dans les années 80 sous le contrôle de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre de la libéralisation de son économie.

L’économie ghanéenne est la proie depuis plusieurs années de produits et services aux prix fixés en devises, une situation qualifiée de 'dollarisation de l’économie', qui fait que les gens achètent ouvertement d’énormes quantités de devises même si c’est interdit par les lois en vigueur.

Les commerçants achètent également d’importantes sommes en devises aux bureaux de change qu’ils utilisent pour importer une série de produits, mettant ainsi la pression sur le cedi ghanéen.

Alors que les nouvelles mesures annoncées par la Banque centrale ont été saluées, certains économistes ont mis en garde sur le fait qu’elles pourraient entraîner un boom du marché noir, surtout à court terme.

Ils ont indiqué que ces mesures devraient être rigoureusement appliquées et que les investisseurs devaient être assurés de la sécurité de leurs investissements.

Pana 07/02/2014